D’ingénieur à entrepreneur dans la mode, entretien avec le fondateur de SUPERCUT

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SUPERCUT

Pour que chacun puisse (enfin) trouver sa taille

 

[Article non sponsorisé]

SUPERCUT est une marque de mode masculine qui rencontre un certain succès pour le lancement de sa première campagne de Crowdfunding via la plateforme Ulule. Déjà plus de 500 pantalons vendus ! Un engouement sans doute dû à leur proposition plutôt innovante : un pantalon avec 195 combinaisons de tailles, pour que chacun trouve son fit sans passer par la case retoucheur.
Une réussite qui attise forcément notre curiosité.

Rencontre avec son fondateur, Benjamin Fontanel.

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Peux-tu te présenter brièvement ?

Benjamin, 34 ans, papa de 2 enfants et d’une nouvelle marque de vêtements pour hommes qui change la donne sur les tailles : SUPERCUT !

J’étais ingénieur pendant presque 10 ans dans le secteur de l’énergie et j’ai décidé de me lancer il y’a 2 ans dans la fringue.

Pourquoi avoir décidé de démarrer cette aventure ?

Une question de reconversion d’abord. Je m’ennuyais dans mon travail. J’avais très envie de construire ma boîte, d’apprendre de nouvelles choses. De créer une marque en mode « startup », avec un modèle et un produit vraiment innovant qui simplifie un peu la vide des consommateurs masculins.

En même temps j’étais depuis longtemps très attiré par le vêtement (j’ai du mal à dire « la mode »). Je conseillais souvent les gens autour de moi sur des marques sympas ou des bons plans. Et je me suis rendu compte que nombre d’entre eux bloquaient pour trouver une marque qui leur allait bien, et ne commandaient du coup parfois même pas en ligne. J’avais un peu le même problème étant en tant que grand mince qui hésitait toujours entre le S et le M...

Je me suis dit : « Comment avec autant de marques sur le marché, on ne peut pas trouver simplement des basiques de qualité avec du choix dans les tailles, les coupes, les longueurs ? » La réponse est simple : ce n’était pas vraiment possible avant, trop complexe à gérer pour les réseaux traditionnels de distribution. Mais maintenant que les marques vendent en direct et sur internet, oui !

J’ai donc compris qu’il y’avait un truc à creuser. J’ai vu que des modèles dans ce style arrivaient déjà aux US et UK. Quand un plan de départ s’est profilé dans ma boîte en 2017, je suis allé toquer à la porte de l’Institut Français de la Mode avec mes idées sous le bras et j’ai été pris dans leur programme Entrepreneur pour développer tout ça ! [NDLR : c’est aussi à cette occasion que l’on a rencontré Benjamin, on a donc pu suivre le développement de cette aventure depuis ses débuts]

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Quelle est ton ambition pour SUPERCUT ?

J’ai envie de créer un vestiaire cohérent de « vêtements qui vont bien ». Il y’a déjà pas mal d’offre pour les costumes et les vêtements formel en sur-mesure notamment donc on doit affirmer notre style, plus casual.

Et je souhaite que les clients puissent revenir à chaque fois en sachant qu’on aura leur fit, y compris sur les nouveautés. J’aimerai qu’on devienne la référence que les gens recommandent quand ils entendent « Je n’arrive pas à trouver telle fringue qui me va ». Bah va chez SUPERCUT.

Supercut est-elle éco-responsable ? De quelle manière ?

Mon avis c’est que c’est dur de se prétendre écoresponsable quand on est une marque de mode. On utilise de la matière première nouvelle, on la transforme, on la transporte, on dépense de l’énergie, tout ça a un impact.

Par contre on peut essayer de faire le mieux possible. Nous on a 2 choses pour nous :

D’abord on a mis la barre assez haut sur les normes pour notre première pièce : tout ce qui est dans le chino (tissu, fil, bouton, etc.) est labellisé Oeko-tex, gage de qualité environnementale.

Ensuite notre méthode de production : on lancera les nouvelles pièces en précommande pour produire ce qu’il faut. Pas de surproduction de stock inutile qui se retrouve bradé en soldes ou pire brûlé...

Penses-tu ouvrir un Pop Store un jour ? Ou la marque restera exclusivement distribuée en ligne ?

Un pop-up éphémère c’est carrément possible. Et à terme un showroom ça serait très cool, avec toutes les tailles en stock pour accueillir les gens qui préfèrent toucher d’abord et pouvoir les conseiller.

Par contre je ne compte pas faire distribuer la marque à cause de toutes les tailles : trop compliqué à stocker, trop compliquer à vendre si on ne connait pas la marque. Et le modèle économique n’est pas étudié pour.

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Le prochain produit ? Un indice ?

Y’a un gros indice à la fin de la vidéo ULULE : je sais que c’est aussi galère de trouver des chemises ! Sinon je pense qu’il faudra aussi un accessoire pour les tenir ces chinos !

Pour terminer, où aimes-tu acheter tes vêtements ?

J’en achète plus beaucoup pour être honnête depuis que j’ai eu mon deuxième enfant. Plus du tout le temps d’aller flâner dans le Marais, mon coin shopping préféré, de loin. A la base je ne suis pas parisien, j’ai vécu en Corse, à la Rochelle, Nantes, Nîmes, etc. et j’ai pris conscience de à quel point les Parisiens sont privilégiés en terme d’offre pour les vêtements : ils trouvent tout ce qu’ils veulent.

Du coup les dernières fringues achetées c’est principalement sur Vinted. J’adore traquer de belles affaires : une chemise à grosses rayures Brooks Borthers pour 20 balles, des chukkas Red Wings, des New Balance 1500 made in UK orange avec encore l’étiquette à 70€, etc.

Et y’a une pièce que je n’ai toujours pas achetée : une parka vraiment imperméable pour les jours de pluie. Si ça continue je vais finir par la faire avec SUPERCUT !

La campagne Ulule SUPERCUT se termine dans 2 jours, si vous voulez y jeter un oeil c’est par ici.