Casey Casey - Une marque parisienne sophistiquée

 
 


Image d’illustration : Rendez-Vous-Store

Casey Casey est une marque parisienne fondée par le designer d’origine britannique Gareth Casey, en 1997. Originellement la marque s’appelait Casey Vidalenc, du nom du deuxième co-fondateur, Philippe Vidalenc. Suite à son départ, la marque a été renommée Casey Casey.
Formé en mode et textiles à l'université de Brighton, Gareth Casey conçoit et produit dans son laboratoire parisien toutes ses créations Prêt-à-Porter. Casey Casey se concentre sur des basiques et des pièces intemporelles, à la fois pour hommes et pour femmes, tout en apportant une touche de sophistication par le choix des matières (naturelles, coton égyptien, laine peignée…rien de synthétique) et des finitions. Les vêtements Casey Casey sont majoritairement fabriqués en France.

Casey Casey est distribuée dans de nombreux concept stores dans le monde.
En France, on pense à la boutique Rendez-Vous-Store.

Autres possibilités sur Nitty Gritty ou Shop Neighbour.

Chemise en seersucker multi-rayures Casey Casey - Boutons en corozo - Made in France Image shopneighbour.com

Chemise en seersucker multi-rayures Casey Casey - Boutons en corozo - Made in France
Image shopneighbour.com

Pantalon 100% laine Casey Casey Image rendez-vous-store.com

Pantalon 100% laine Casey Casey
Image rendez-vous-store.com

Pull mock neck en laine shetland Casey Casey - Made in UK Image shopneighbour.com

Pull mock neck en laine shetland Casey Casey - Made in UK
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Image rendez-vous-store.com

Image rendez-vous-store.com

La marque dispose également d’une très belle boutique à Paris, au 6 Rue de Solférino dans le 7ème arrondissement.

 
La boutique Parisienne Casey Casey Image google.fr

La boutique Parisienne Casey Casey
Image google.fr

Stitchdown

 
 

Stitchdown est un blog dédié aux chaussures créé par Ben Robinson, un passionné de chaussures habitant à New York. Tout est évidemment écrit en anglais, mais cela reste facile à lire et intéressant.
A première vue, la ligne éditoriale semble très portée sur des chaussures au style workwear américain, telles que l’on peut en trouver chez Viberg, Yuketen, Tricker’s, Red Wing, Alden, Paraboot, Grant Stone…Pour autant, le blog traite de presque toutes les marques de chaussures dignes d’intérêt : John Lobb, Edward Green, J.M. Weston, Crockett & Jones…

Pour vous faire découvrir le blog, nous avons sélectionné ci-dessous 3 articles que nous avons beaucoup aimés.
Vous pouvez y accéder en cliquant sur les images.

La premier est une longue interview de Brett Viberg, l’actuel propriétaire de la très belle marque Canadienne Viberg. Discussion intéressante sur le cousu Goodyear, sur la fabrication en général, sur les cuirs utilisés ou encore sur les sneakers de la marque qui sont produites en interne. Une interview qui est très complète et passionnante.

Le second est une interview avec Wyatt Gilmore, le fondateur de Grant Stone, une marque de chaussures cousu Goodyear fabriquées en Chine. La production chinoise intrigue et donc forcément la discussion tourne beaucoup autour de la qualité, des coûts, de la perception produit…on recommande la lecture.

Enfin pour finir, cet article intitulé Shoe-Musings from Paris qui nous a beaucoup amusé. Ben Robinson raconte ses quelques jours de vacances à Paris en juin 2019. Et bien entendu, il n’a pu s’empêcher de visiter quelques boutiques de chaussures même si ce n’était pas un shoe trip.
Au programme Paraboot, Heschung ou encore J.M Weston. Sur bien des points, on rejoint son sentiment. Un exemple ? On adore aussi les triples semelles de chez J.M Weston.

 

Old England ressuscite...au Japon

 
 

OLD ENGLAND : UNE HISTOIRE PARISIENNE

Old England est magasin emblématique de Paris qui a fermé ses portes en 2012. Fondé en 1867 par Alexandre Henriquet, ancien vendeur au Bon Marché, Old England était devenue une icône de la mode britannique à Paris. Installé Boulevard des Capucines en 1886, la boutique était gérée par les descendants de la famille Henriquet jusqu’au rachat en 1999 par le groupe Richemont puis par Albert Goldberg via la holding Tercade en 2006.

Avant 2006, la marque se présentait ainsi sur son site web :

Histoire

La création de Old England en 1867 répond à l’engouement des Français pour les produits britanniques qui suit la signature du traité de libre échange. Alexandre Henriquet, issu d’une famille de filateurs et alors vendeur au Bon Marché à l’idée de reprendre l’enseigne avec l’aide d’un commanditaire. Le 1er mars 1886, Old England s’installe au 12 boulevard des Capucines, son adresse actuelle, dans un décor luxueux de 2400 m² répartis sur trois niveaux. Le succès de l’entreprise est immédiat. En 1916, Alexandre lègue l’entreprise à son fils Edouard rejoint en 1934 par son neveu, Julien Henriquet. Le Magasin emploie alors 350 ouvriers à la confection de vêtements sur-mesure et propose un très grand nombre d’articles importés. En 1945, Old England doit repartir de zéro dans un marché désormais dominé par le prêt à porter et les accessoires de mode. Julie Henriquet cède en 1981, à son fils Jean-Marie, sa place à la direction de l’entreprise fondée 130 auparavant par son arrière grand-père.
En 1999 le Groupe de luxe Richemont rachète l’affaire.
Avril 2006, le groupe Richemont cède Old England à la holding Tercade.

LE CONCEPT

Old England continue d’honorer la devise qui figure sur ses armoires : Quality first, Sincerity and Confidence. Cette fidélité lui vaut d’être aujourd’hui considéré comme une institution, témoin du renouveau de la mode d’inspiration britannique. La tradition n’exclut pas pour autant la modernité : si la plupart des produits ont une histoire, ils sont réinventés chaque saison pour s’inscrire dans les tendances.
Old England ne fait pas de la mode mais incarne un style. Diversité et cohérence sont deux autres traits dominants de ses collections. 60 000 articles, confectionnés pour la plupart en Grande-Bretagne et toujours par les meilleurs fabricants, sont mis au point par un Bureau d’Achat intégré. Cinq personnes y travaillent en étroite collaboration avec les responsables de vente. Le Magasin occupe une place essentielle dans le Concept old England : un cadre luxueux et apaisant, un accueil personnalisé et attentif, perpétuent cette atmosphère de Maison Anglaise.

NOS MAGASINS

Fort d’une culture unique, de la pérennité de sa direction familiale, de sa fidélité au Concept de magasin, Old England se développe en France et à l’étranger. A Lyon et à Toulouse, deux magasins reproduisent à une échelle adaptée, l’image du magasin de Paris.
Au Japon, Old England a conclu en 1991 un accord exclusif d’importation et de licence avec Mitsubishi Corp. Le Japon compte aujourd’hui 25 points de vente à l’enseigne.

 

Ci-dessous une sélection d’images du site Internet Old England tel qu’il apparaissait en 2006.

A l’époque, Ballantyne était reconnu comme l'un des meilleurs fabricants de pulls en cachemire au monde. Mais c’était avant que l'usine ne ferme en 2013.

A l’époque, Ballantyne était reconnu comme l'un des meilleurs fabricants de pulls en cachemire au monde jusqu’à ce que son usine écossaise ne ferme en 2013.

Old England ce n’était pas que de vêtements mais tout un art de vivre britannique. Ici les parfums Penhaligon’s.

Old England ce n’était pas que de vêtements mais tout un art de vivre britannique. Ici les parfums Penhaligon’s.

Patrick Cox

Patrick Cox

Old England distribuait Timothy Everest

Old England distribuait Timothy Everest

Old England avait sa propre ligne de chaussure

Old England avait sa propre ligne de chaussure

J&M Davidson, une très belle marque britannique qui connaît un beau succès au Japon

J&M Davidson, une très belle marque britannique qui connaît un beau succès au Japon

L’épicerie de Old England

L’épicerie de Old England

Ancienne affiche Old England - 1904

Ancienne affiche Old England - 1904

Chapeaux melon

Chapeaux melon

Ancienne affiche Old England - 1905

Ancienne affiche Old England - 1905

Le façade classée du magasin Old England à Paris, Boulevard des Capucines ⎜Au même emplacement se trouve Bucherer, la plus grande grande boutique de montres haut de gamme à Paris Image Old England - Facebook

Le façade classée du magasin Old England à Paris, Boulevard des Capucines ⎜Au même emplacement se trouve actuellement Bucherer, la plus grande grande boutique de montres haut de gamme à Paris
Image Old England - Facebook

Pour en savoir davantage, un livre consacré à Old England de Éric Deschodt est paru en 2002 : So British.

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Résumé:

So British présente le magasin le plus anglais de toute la capitale française, Old England. Situé au coeur du Paris haussmannien, ce magasin célèbre dans le monde entier ouvre ses portes en 1857. Depuis, curieux, millionnaires, excentriques et autres clients y viennent pour s'équiper, ou seulement flâner dans un espace singulier du style anglais. L'histoire d'un mythe.

 

OLD ENGLAND AU JAPON

L’histoire de Old England continue au Japon. Principalement pour le marché de la femme. Mais pour la première fois depuis la fermeture parisienne, un magasin mixte Old England a ouvert ses portes au Japon. Il est situé à Shibuya, le quartier branché de Tokyo. L’intérieur regorge de clins d’oeil à l’histoire française de la marque : œuvres d'artistes français, meubles de designers français…En plus de proposer la marque Old England, le magasin distribue également quelques-unes des plus belles références britanniques telles que Barbour ou Johnstons of Elgin.

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Old England s’est également développée en ligne.* L’ensemble de la collection est visible - mais non disponible à la vente.
Quelques exemples ci-dessous.

Pantalon en velours 1 pli Image homme.oldengland.jp

Pantalon en velours 1 pli
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Pantalon en laine Image homme.oldengland.jp

Pantalon en laine
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Pantalon Chino Image homme.oldengland.jp

Pantalon Chino
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Image homme.oldengland.jp

Image homme.oldengland.jp

Image homme.oldengland.jp

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Image homme.oldengland.jp

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Duffle coat Image homme.oldengland.jp

Duffle coat
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Manteau croisé Image homme.oldengland.jp

Manteau croisé
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Regimental ties Image homme.oldengland.jp

Regimental ties
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Pantalon en velours 1 pli Image homme.oldengland.jp

Pantalon en velours 1 pli
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Pantalon en laine Image homme.oldengland.jp

Pantalon en laine
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Pantalon Chino Image homme.oldengland.jp

Pantalon Chino
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Pull en cachemire Image homme.oldengland.jp

Pull en cachemire
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Pull col roulé fine jauge Image homme.oldengland.jp

Pull col roulé fine jauge
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Image homme.oldengland.jp

Image homme.oldengland.jp

Duffle coat purple Image homme.oldengland.jp

Duffle coat purple
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Tartan Black Watch Image homme.oldengland.jp

Tartan Black Watch
Image homme.oldengland.jp

*Pour l’anecdote, Michael Drake, fondateur de Drake’s London, avait proposé dans les dernières années du magasin parisien à Albert Goldberg de démarrer ensemble un nouveau projet : une boutique en ligne Old England. Un projet qui n’aura malheureusement pas vu le jour.

 

William Lockie - Pulls de luxe Écossais

 
 

William Lockie est l’un des plus anciens fabricants de tricots au Royaume-Uni encore en activité. Né en 1835, William Lockie créée son usine de maille en 1874 à Hawick, en Écosse. L'entreprise a été cédée par la suite à son neveu Walter Thorburn.
La famille Thorburn continue d’être le propriétaire de l'entreprise aujourd'hui. Elle a su faire perdurer l’activité malgré les deux deux guerres mondiales et les délocalisations massives.

PRODUCTION

Comme expliqué dans le reportage MANUFACTURE, William Lockie utilise à la fois des machines anciennes qui ont fait leurs preuves tel que les Cotton Machines mais aussi des machines beaucoup plus récentes, à l’image des machines rectilignes Wholegarment de Shima Seiki.
Si autrefois le lavage était effectué à la main, il est à présent assuré par des machines à laver très précises. Cette étape méconnue est cruciale car c’est elle qui permet de révéler la douceur et la main finale d’un pull. Elle peut être facilement compromise si elle est mal effectuée.

Au niveau des matières, William Lockie utilise uniquement des fibres naturelles telles que le cachemire, le camelhair, le mérinos, le geelong et la laine d'agneau. Elle source majoritairement ses fils chez des filateurs Européens tel que Loro Piana, Hinchcliffe ou encore Todd & Duncan.


DISTRIBUTION

Vous pouvez trouver une sélection de leurs pulls via Frans Bonne Store, Mr Porter, Royal Cheese ou Flâneurs.
William Lockie collabore également occasionnellement avec des marques contemporaines.
On pourrait citer A.P.C, et plus récemment Balibaris.

Nous n’avons jamais été très à la mode en tant que marque, donc nous ne sommes jamais passés de mode.
— Allan Gilchrist, responsable commercial de William Lockie | Put This On, Article mis à jour en janvier 2019
Avec les tricots écossais [...] nous utilisons des fils de la meilleure qualité, mais nous tricotons plus serré. Il en résulte un pull plus dense et légèrement plus lourd, mais il conserve sa forme au fil du temps.
— Allan Gilchrist, responsable commercial de William Lockie | Put This On, Article mis à jour en janvier 2019
Plus vous lavez un pull William Lockie, plus il deviendra doux.
— Allan Gilchrist, responsable commercial de William Lockie | Mr Porter, 2014
Si quelque chose ne va pas avec un pull William Lockie, c’est la faute de William Lockie [...] Tout est fait dans notre usine.
— Allan Gilchrist, responsable commercial de William Lockie | Mr Porter, 2014



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Photos : Frans Boone Store

 

PARKS - Paris

 
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Parks : la deuxième boutique choisie par Mathieu, alias @BestShopsInTown, pour compléter notre City Guide Parisien. Une visite était prévue en fin du mois d’Octobre…mais c’était sans compter sur le confinement. On a donc demandé à Mathieu de puiser dans ses souvenirs et dans ses archives photos pour vous présenter la boutique. Et petit bonus : une interview de son fondateur Jumpei SEKI.

Texte : Mathieu @BestShopsIntown
Photos : Mathieu @BestShopsInTown
 

Pour ce nouvel article sur mes adresses parisiennes favorites, je vous emmène cette fois au cœur du 16ᵉ arrondissement. PARKS est située à deux pas de la célèbre place Victor Hugo, au 3 Rue Mesnil. Cette petite boutique de quartier à la devanture bleu ciel est ouverte depuis octobre 2019.
Fondée par Jumpei SEKI, elle est le fruit de plusieurs années de réflexion et de travail dans le monde de la mode masculine. Outre la boutique parisienne, PARKS propose également des Pop Up au mois de janvier et juin pendant la Fashion Week ainsi qu’une exposition au Japon. Le mélange de culture entre la France et le Japon est la clef de voûte de ce projet : on y trouve une sélection précise d’une dizaine de marques. Jumpei SEKI est un homme discret et un véritable passionné du vêtement avec une multitude d’anecdotes à raconter.

Mais laissons à Jumpei l’occasion de se présenter et de nous en dire plus sur ce qui fait l’identité de PARKS.


 
 
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Entretien avec Jumpei SEKI

  • Pouvez-vous vous présenter, et nous en dire plus sur votre parcours ?

J’ai commencé à travailler dans le monde de la mode il y a une quinzaine d’années. J’ai d’abord créé, avec des associés, la boutique 1LDK, qui est un concept store Tokyoïte - il bénéficie d’une renommée internationale du fait de sa très belle sélection de produits japonais. Depuis 2008, je gère les boutiques et continue d’acheter les produits pour l’ensemble des points de vente au Japon.

Avec 1LDK, nous proposons une réinterprétation des vêtements de travail, militaire, traditionnels et sportwear. Notre but étant de proposer une approche différente des standards du vestiaire masculin en y apportant des coupes et des proportions différentes.

En 2015, j’ai déménagé en France afin d’ouvrir 1LDK Paris au 16 rue de la Sourdière dans le 1er arrondissement (NDLR : ce magasin est désormais fermé malheureusement). Nous proposions des marques japonaises exclusives pour la première fois en France.

L’année suivante, j’ai décidé de créer ma propre entreprise en tant que « Fashion Improver » (un agent de marques en quelque sorte) avec lequel je dirige des boutiques et vend des marques aussi bien au Japon qu’en France.

En 2018, peu avant le lancement de PARKS, j’ai également lancé ma marque de chemises « S H ». Le thème de la marque est « Les États-Unis du point de vue français ». La collection s’inspire de marques et d’articles traditionnels américains, auxquels on y ajoute l’élégance française.

  • Comment vous est venu l’idée de créer PARKS ?

J’ai travaillé sur divers projets liés à la mode masculine pendant plusieurs années, et un jour, une connaissance m’a fait découvrir une boutique dans le 16ᵉ arrondissement de Paris qui me convenait parfaitement, ce qui m’a amené à ouvrir PARKS Paris en octobre 2019.

  • Comment décririez-vous l’offre de votre boutique ?

Chez PARKS, nous proposons des produits intemporels mais avec un sens esthétique fort. Je sélectionne des produits ayant une grande qualité de fabrication et des marques japonaises qui ne sont pas connues en Europe comme Dhal, Locally, MATURE HA._MIL, Le Yucca's, WESTOVERALLS, Anonymous ou encore des produits PARKS exclusifs.


 
 

La boutique n’est pas très grande mais vous pourrez à la fois y trouver une pièce exclusive qui enrichira votre garde-robe, un accessoire ou encore un objet pour décorer votre intérieur.

La gentillesse de Jumpei et ses conseils avisés sont également fort appréciables, n’hésitez donc pas à pousser la porte de ce magasin.

Je finirai cet article par une citation de Victor Hugo - clin d’œil à la localisation de la boutique - résumant à merveille l’ambiance générale proposé par PARKS : « Le style est comme le cristal, sa pureté fait son éclat ».


Dōmo arigatō gozaimasu

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PARKS - 3 Rue Mesnil, Paris 16ème

Mathieu @BestShopsInTown

 

The Coolest Man You Know

 

Note : A notre demande, The Coolest Man You Know nous a rémunéré pour la rédaction de cet article

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Nouveauté sur LesIndispensablesParis, on a décidé de s’associer avec Mathieu du compte Instagram @BestShopsInTown pour vous faire découvrir quelques unes de ses adresses parisiennes préférées. Et ça commence par « The Coolest Man You Know ».

Texte : Mathieu @Bestshopintown
Photos : Thomas M.
 

Il est 10h30, direction la station de métro Bonne-Nouvelle où je rejoins Thomas, le photographe des Indispensables Paris. En quelques minutes nous arrivons chez The Coolest Man You know (TCMYK) au 115 rue d’Aboukir, en plein cœur du Sentier, un quartier autrefois très porté sur l’activité textile mais qui connaît un nouvel essor. Si la boutique donne également sur la rue Saint-Philippe, c’est par une cour pavée verdoyante qu’on y accède.

LA GENÈSE

Franck Gauthé, à l’origine du projet, nous accueille et revient sur son parcours.
Si cela fait déjà plusieurs années qu’il travaille dans le monde du vêtement, c’est aux côtés de Marcel Lassance qu’il fait ses classes - une poiture dans le menswear, notamment connu comme le directeur artistique de la sélection Homme du magasin « Merci » depuis 2010. Comme le dit Franck, c’est Marcel Lassance qui lui a tout appris…“comment reconnaître les belles matières, les différentes qualités de cachemire, de lin, de laine ; ce qu’il faut observer ; toucher autant que possible les produits…”. Marcel Lassance a souvent un coup d’avance sur les autres, en quête constante de marques oubliées ou en devenir, à la recherche permanente de ces produits qui ont un plus. Il cultive son flair.
Franck travaille également dans cette voie aujourd’hui. Après avoir cofondé en 2015 la boutique VBS dans le 10ème arrondissement, il se sépare de son associé pour créer sa propre affaire l’année passée.

C’est donc à l’été 2019 que le magasin The Coolest Man You Know voit le jour. Après d’importants travaux, il réintroduit son concept de barbier adossé à un magasin de vêtements homme. L’idée première était de créer un lieu de vie ou l’on se sente bien ; que ce soit pour acheter des vêtements, une coupe de cheveux, tailler sa barbe ou simplement passer du bon temps à échanger autour d’un café.

The Coolest Man You Know, c’est aussi une équipe très soudée autour de Franck. Il y a Matthieu, le général manager de la boutique ainsi qu’Allan et Kohei les deux coiffeurs.
S’ils connaissent bien leurs produits et les histoires derrière chaque pièce, ce ne sont pas pour autant des geeks du vêtements. Ils seront d’ailleurs très content de discuter foot, basket, musique...On dit d’ailleurs souvent qu’un restaurant qui propose des plats qui sont simplement bons attirera toujours une clientèle. Et c’est finalement un peu cette même philosophie que veut appliquer TCMYK. C’est aussi pour cette raison qu’ils incitent leurs clients à se déplacer en boutique pour toucher et essayer les produits. Dans ce sens, Franck et Matthieu nous ont également précisé que l’offre en boutique sera plus étoffée que celle en ligne.

 
 
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L’OFFRE

Ce n’est pas la première fois que je viens mais dès que je franchis le pas de la porte, j’ai toujours cette bonne impression que les produits proposés ne trichent pas, les matières me plaisent. L’offre est essentiellement composée de basiques d’inspiration workwear twisté à des pièces plus habillées.
TCMYK est très tourné vers le produit. C’est pour cette raison que vous y trouverez des labels pas forcément très connus mais qui valent le détour comme Kardo (une marque venant d’Inde avec des jeux de matière, texture et couleurs intéressantes), Nimude (une marque de denim Japonaise), ou encore des marques italiennes comme Shangri-La, Cruna, Briglia, Altea Milano et L’Impermeabile.
TCMYK travaille également avec les français Homecore et De Bonne Facture mais aussi les New Yorkais de chez Knickerbocker.
L’offre de souliers me plaît également beaucoup, avec des marques iconiques comme Alden, Paraboot ou Sanders.

 
 
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The Coolest Man You Know c’est aussi et surtout une marque en propre. Elle représente plus de la moitié du chiffre d’affaire de la boutique. Les produits sont confectionnés dans des ateliers Européens.
La collection se compose d’accessoires comme des écharpes venant d’Italie ou des bonnets en laine vierge tricotés en Allemagne. Il y a également des pièces plus chaudes comme des pulls en laine Mérinos, Cachemire ou encore Shetland. Sans oublier une très (très) belle ligne de chaussures faite à la main en Italie.
L’équipe nous a aussi révélé que de nombreuses collaborations vont venir enrichir cette offre dans les mois qui viennent. Sans oublier leur e-commerce. N’hésitez donc pas à suivre leur actualité sur Instagram pour être informé de leurs derniers projets.

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Petit bonus, Matthieu, le général manager, nous a dévoilé ses 3 pièces favorites actuellement en magasin pour préparer l’hiver 2020 qui s’annonce :

  • Un bonnet The Coolest Man You Know en laine vierge coloris Jaune - c’est une de leurs meilleures ventes

  • Un pantalon bleu marine en coton épais de la marque Cruna

  • Des Suede Boots The Coolest Man You Know modèle Loko montées sur une semelle Vibram

 
 
 
 

The Coolest Man You Know – 115 Rue d’Aboukir, Paris 2ème

Mathieu @BestShopsInTown

 

A.P.C. lance son magasin SURPLUS en ligne

 
Capture écran Google Street View | Mai 2018

Capture écran Google Street View | Mai 2018

Vous connaissez sans doute déjà le magasin Surplus d’A.P.C. situé au  20 Rue André del Sarte dans le 18ème arrondissement à côté de la butte Montmartre. Cette boutique rassemble tous les invendus des saisons précédentes à des prix attractifs allant jusqu’à -50%.

Le concept est à présent entendu au monde en ligne.
Quelques exemples ci-dessous.

140€ | Toile technique italienne et empiècements cuir en agneau

140€ | Toile technique italienne et empiècements cuir en agneau

80€ | Tissu italien en chevron denim

80€ | Tissu italien en chevron denim

126€

126€

126€

126€

70€

70€

133€

133€

73€ | Made in USA

73€ | Made in USA

 

WAM : le magazine de Ramdane Touhami

WAM : MOI en verlan

Ramdane Touhami est le co-fondateur de Officine Buly avec Victoire de Taillac. Génial touche-à-tout (une série pour Netflix concernant les secrets de beauté est par exemple en cours de tournage), il lance en mars 2020 un magazine annuel de 300 pages sur ses passions et ses amis. Même les publicités sont illustrées par Radame Touhani en personne. Il pose ainsi pour Birkenstock avec leurs célèbres sandales ou encore pour Gucci.

AN EGOCENTRIC MAGAZINE POST SOCIAL MEDIA

Quelques images issues du compte Instagram de Ramdane Touhami

Quelques images issues du compte Instagram de Ramdane Touhami

Magazine Wam en cours d’impression - Portes d’entrée Parisiennes

Magazine Wam en cours d’impression - Portes d’entrée Parisiennes

Magazine Wam en cours d’impression

Magazine Wam en cours d’impression

Source annexe : le magazine Japonais Fashion Snap

De Bonne Facture - Boutique éphémère Paris

 
 

Avant Noël, nous sommes allés voir la boutique éphémère De Bonne Facture hébergé rue Notre Dame de Nazareth à Paris. Elle était hébergée au sein de la boutique Small, le concept store du salon MAN/WOMAN qui accueille mensuellement de nouvelles marques au cœur de Paris. Pour vous donner un exemple, la marque belge Howlin’ a également déjà été présentée dans ses murs.

Un soin PortÉ à la confection et aux matières utiliSées

Si toutes les pièces ne sont pas réalisées en France, elles le sont toujours dans de très beaux ateliers. En Italie par exemple pour les pulls. C’est le crédo de la marque depuis ses débuts : fabriquer au sein de belles entreprises - belles autant de part la qualité de fabrication que des conditions sociales de ses salariés - et ne pas hésiter à les mettre en avant.

Les matières utilisées suivent également cette voie. On apprécie tout particulièrement la sélection de matières plus respectueuses de l’environnement. Vous vous souvenez peut-être, par exemple, des pièces teintes naturellement - couleur pastel - de la saison Printemps Été 2019. Cette initiative se poursuit pour la saison Automne Hiver 2019 avec la possibilité d’acheter des pièces en laine non teintes.
A cela s’ajoute des pièces en coton biologique ou encore en laine recyclée.

Pour profiter de leurs soldes, c’est par ici

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Pull non teint | Mélange Laine-Alpaca

Pantalon en velours - Matière Anglaise

Pantalon en velours - Matière Anglaise

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Une matière très douce de 420g/m2

Une matière très douce de 420g/m2

Bonnets Made in France du même mélange Alpaca/Laine que pour les pulls

Bonnets Made in France du même mélange Alpaca/Laine que pour les pulls

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Husbands - La marque tailleur la plus secrète de Paris

 

Que dire qui n’a pas encore été écrit sur la marque.

  1. Que le fondateur, Nicolas, ancien avocat a très bien réussi sa reconversion : il connaît son métier

  2. Que la marque habille le designer Peter Saville

  3. Que les costumes sont entièrement entoilés à Naples

  4. Que le style est très 70’s

  5. Que le design d’intérieur est bien soigné

  6. Que la boutique présente un sous-sol

Pour le reste, on a pris quelques images.

 
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HUSBANDS X PARIS
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Veste en seersucker pour l’été

Veste en seersucker pour l’été

Maison Gabriel - Rue Mont Thabor, Paris

 
 

On a découvert Maison Gabriel l’an passé à l’occasion d’un trunkshow de la marque anglaise Drake’s London. On a tout de suite été séduit. Pour plusieurs raisons :

  • Un, la boutique est idéalement située, juste à proximité de la place de la Concorde, c’est à dire au cœur de Paris

  • Deux, elle est belle et bien décoré - on adore le canapé en velours couleur moutarde/ocre

  • Trois, sans doute le plus important, la sélection de marque est bien choisie

  • Quatre, les gérants sont accueillants, bienveillants et surtout connaissent leurs produits

Le vestiaire Maison Gabriel couvre à la fois des pièces casual mais aussi formelles. On y trouve des vestes, des cravates ou encore des écharpes Drake’s London, des manteaux Cohérence, des costumes Santaniello et De Petrillo (une marque Napolitaine très prisée au Japon et qui à notre connaissance n’est pas distribuée ailleurs dans Paris), des chapeaux Nick Fouquet, des lunettes Kirks Original ou encore des chemises en marque propre Maison Gabriel et bien d’autres choses.
On apprécie particulièrement leurs costumes très légers, avec peu de padding et donc très faciles à porter.

Donc si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à y faire un tour. Ne serait-ce que pour découvrir des marques de qualité et encore relativement confidentielles à Paris.

Chaussures Drake’s London

Chaussures Drake’s London

Une très belle sélection de cravates

Une très belle sélection de cravates

Where is the cool magazine - Le complément papier du très bon blog Whereisthecool

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maison gabriel paris
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Veste croisé en seersucker Santaniello

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Manteau Cohérence, cravate Drake’s London

Manteau Cohérence, cravate Drake’s London

maison gabriel paris
Lunettes Kirks Original

Lunettes Kirks Original

Chemises Maison Gabriel

Chemises Maison Gabriel

Vestes De Petrillo et Corneliani

Vestes De Petrillo et Corneliani

Cravates club et à motifs

Cravates club et à motifs

Cravates motifs praisley

Cravates motifs praisley

Cravate Drake’s London - Celle en soie bleu marine à bout carré est parfaite pour l’été

Cravate Drake’s London - Celle en soie bleu marine à bout carré est parfaite pour l’été

 

Les meilleurs citations de Hubert de Givenchy

 
The fabric is the thing that inspires you first. Then comes the creation (of the design) and knowing how to give the fabric its best possible value.
— Hubert de Givenchy - Vogue
During those many years of couture collections, there were always fabrics which I liked more than others. The allure, the odour of the silk, the feel of a velvet, the crackle of a ‘duchess’ satin—what intoxication! How truly wonderful! The colours, the sheen of a faille, the iridescent side of a shot taffeta, the strength of a brocade, the caress of a velvet panel—what bliss! What extraordinary sensuality
— Hubert de Givenchy - The Great Fashion Designers
Never work against the fabric, which has a life of its own.
— Hubert de Givenchy
Today as I was working I could feel Balenciaga’s hand on my shoulder. He was saying: Subtract. Make it simple. Make it pure.
— Hubert de Givenchy
Audrey [Hepburn] wore clothes with such talent and flair that she created a style, which in turn had a major impact on fashion. Her chic, her youth, her bearing and her silhouette grew ever more celebrated, enveloping in me a kind of aura or radiance that I could never have hoped for.
— Hubert de Givenchy
When I was a schoolboy, my grandmother rewarded me for good grades by showing her treasures—whole cabinets filled with every kind of fabric, all of which left me utterly dazzled. Could I have sensed that one day fabrics in the hundreds and thousands of metres [sic] would pass through my hands?
— Hubert de Givenchy
He [Balenciaga] taught me it isn’t necessary to put a button where it doesn’t belong, or to add a flower to make a dress beautiful. It is beautiful of itself.
— Hubert de Givenchy
The little black dress is the hardest thing to realise, because you must keep it simple.
— Hubert de Givenchy

Drake's London à Paris - Printemps/Eté 2018

 
 

[Article non sponsorisé]

Deuxième édition du pop-up store organisé par la marque Londonienne Drake's London. Vous le savez, nous apprécions particulièrement le vestiaire qu'ils proposent. La première édition située Rue d'Alger et organisée par l'équipe de Sartorial Trips, concernait la collection Automne Hiver 2017-2018
Direction cette fois-ci rue du Mont Thabor dans la boutique de Maison Gabriel, à quelque encablures de la place de la Concorde. Cette dernière accueillera d'ailleurs une partie de la collection de prêt-à-porter (pas uniquement les écharpes, cravates et autres pocket square qui ont fait la marque) dès septembre 2018. 

Qu'est ce qu'on y a vu ?

Une très belle collection. Un exercice qui se renouvelle chaque saison, faire les mêmes pièces mais légèrement différemment. Souvent réussi chez Drakes London. De par le travail de recherche sur les matières, mais aussi les couleurs ou parfois les nouvelles pièces. On pense par exemple à leurs chaussures. 
Michael Hill est le directeur artistique de la marque. Formé au London College of Fashion, il a travaillé pour des marques comme Druhmor (une très belle marque écossaise spécialisée dans la maille)  ou le tailleur Richard James sur Savile Row. Son père, Charles Hill possède alors un atelier de confection de cravates avec Michael Drake. Ils fabriquent à cette époque en marque blanche pour les plus grandes marques.  Lorsque le père de Michael, Charles Hill décide de quitter l'entreprise, Michael Drake choisi de garder l'atelier et de fonder la marque Drake's.

Vous le savez, Drakes produit un vestaire complet à présent. Il suffit parfois de quelques bonnes volonté pour y arriver. 

 

Extrait d'une interview menée par l'équipe The Armoury . La version complète est disponible ici.

"J'ai passé environ quatre ou cinq ans à essayer de me lancer, mais ça n'a jamais marché. Ce n'est que lorsque j'ai rencontré Mark Cho que les choses se sont déroulées ensemble. Lui et Alan travaillaient encore à la mise en place de The Armoury à l'époque, alors ils sont venus chez Drake's pour les cravates. Quand j'ai parlé à Alan de mes problèmes, il m'a dit qu'il parlerait à Mark. Mark s'est avéré être intéressé, alors nous nous sommes tous réunis pour boire un verre. Je leur ai dit: «Ecoutez, si vous êtes sérieux, je suis dans le coup.» Mark est aussi bon que ses paroles, alors tout s'est très vite enchaîné après ça." Michael Hill
 

 

Michael Hill n'est bien entendu pas tout seul pour créer la nouvelle collection. Il est entouré d'une équipe. Sans compter les personnes extérieures à l'entreprise. Car un vrai travail de partenariat est effectué avec les tisserands ou imprimeurs pour trouver de nouveaux tissus.

It’s never the same thing, it’s about an evolution – how you can make something feel fresh again.
— Michael Hill - Citation extraite d'une interview faite par l'équipe de The Armoury
David Hockney taught us: Better juxtaposed than matched.
— Michael Hill dans Mens Top Tens online magazine
David Hockney - Peintre anglais

David Hockney - Peintre anglais

Leurs costumes et vestes de sport

Le 2 pièces, ou anciennement appelé un "tout de même", dans le sens "tout de même...tissu". Vous avez le choix entre des costumes très formel, en laine super 160, ou des costumes plus informels en coton ou lin. On a été séduit par les deux. Notamment celui en en coton panama de la ligne Easy Day. La ligne quoi ? Easy Day est la collection, dont le logo jaune est facilement identifiable, qui regroupe les vêtements essentiels et faciles à porter de la marque. Et aussi plus accessibles en terme de prix. Le mot Easy est un peu à la mode il est vrai. On le retrouve chez beaucoup de marques. La collection Easy Wear chez Lardini par exemple. Au delà d'une mode, il traduit la recherche de confort et de facilité des hommes pour leurs tenues. Ça tombe bien, c'est aussi ce que l'on apprécie le plus. Des vêtements aussi confortables qu'un pyjama. 

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Une matière que l'on avait rarement vu pour un costume. Un coton panama très épais qui va s'adoucir, se patiner avec le temps et se mouler à votre corps. Comme un jean brut. Le panama est un dérivée de l'armure toile qui offre beaucoup de tenue. Le costume est bien entendu non doublé, déstructuré et avec très peu de padding aux épaules. 
Autre détail que l'on apprécie beaucoup : le double vent comme dise les anglais. C'est à dire les doubles fentes d'aisance sur le dos du costume. Elles sont à notre sens beaucoup plus élégantes qu'une simple fente. Et aussi plus confortable lorsque l'on s’assoie. 
Très facile et agréable à porter. Et entièrement confectionné en Italie. Certaines vestes sport sont d'ailleurs fabriqués dans l'atelier de Belvest, une très belle maison italienne qui outre sa propre marque (relativement confidentielle) travaille pour les plus grandes marques du monde. A l'instar d'un Caruso par exemple.

Le costume est également disponible en mélange lin et ramie, moins froissable q'un 100% lin et tout aussi adapté à la saison printemps/été.

Autres pièces

Comme la saison passée, Drake's continue sa collaboration avec la marque italienne Fedeli spécialisée dans la maille. Des polos en coton éponge (terry towelling polo en anglais), des chemises en coton piquée aussi confortables que des polos mais avec le style d'une chemise.
Drakes propose aussi de belles pièces d'outerwear. Le Blouson A1 de chez Valstar. Ou encore des Fields Jackets. En lin ou en microfibre pour les temps plus humides. Et comme souvent, les couleurs sont souvent bien choisies. Le bon bleu. Le bon vert. 

 
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Coupes

Bien entendu, il y a une habitude qu'on essaye de ne pas perdre : tout simplement essayer les vêtements ! A priori un vêtement n'est pas une pièce de musée (encore que cela se discute...), mais est fait pour être porté. Et en l'occurrence nous n'avons pas été déçu. De taille relativement grande, voire même très grande si l'on tient compte de la dernière campagne de mensurations réalisée par l'Institut français du textile et de l'habillement sur près de 12 000 français. Car au-delà de 1m86, vous êtes dans la catégorie très grand (8% des français). Et comme l'on fait 1m87, on rentre dedans.
Grand et mince donc. Après essai, leurs vestes de costumes nous allaient parfaitement en taille 44/46. Idem pour le blouson Valstar. Les sur-chemises sont relativement grandes, mais il s'agit de l'esprit de ce vêtement qui n'est pas fait pour être porté trop proche du corps. Chez Drakes tout du moins. Car finalement, s'habiller s'avère assez simple en théorie. Il suffit de trouver la coupe qui vous sied le mieux, puis de jouer avec les (meilleures) matières.

Dernier point, les vendeurs sont très sympathiques et toujours de bon conseils. Ils savent de quoi ils parlent et cela se voit.
En conclusion on sort de ce pop-up store ravi, et on a hâte de les revoir !

Costume 100% Lin Irlandais

Costume 100% Lin Irlandais

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Albin alias @asuitisborn sur Instagram

Albin alias @asuitisborn sur Instagram

On apercoit le polo en coton éponge de chez Fedeli

On apercoit le polo en coton éponge de chez Fedeli

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Drakes Pop Up Store - La fraîcheur londonienne à Paris

 
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[Article non sponsorisé - temps de lecture : 1 minute]

 

Drake's London est une des meilleures marques homme au monde. Et surtout depuis ces dernières années. A vrai dire depuis le rachat par l’excellente équipe de la boutique Hong-Kongaise qui est devenue une marque  de référence : The Armoury. Un vrai tournant à été pris. Celui d’étoffer leur gamme et de ne plus se limiter aux accessoires : cravates, pocket square et écharpes. Dans la continuité de ce projet, un 1er magasin a été ouvert en 2011 Clifford Street, à côté de Savile Row. Puis à New York. Ils ont su développer une gamme cohérente, de la cravate au costume en passant par des tenues plus casuales. Une vraie réussite. Car pour cette marquée née dans les années 70, l’essentiel du chiffre d’affaire consistait alors à travailler en marque blanche pour les plus grandes marques du monde. On mesure le chemin parcourue depuis lors !
Elle est assez largement distribuée en ligne et dans les plus grands magasins du monde. Par contre à Paris ça se complique un peu. Mis à part quelques pièces (selon les saisons) au bon marché, elle est encore relativement difficile à trouver.

D’où l’idée de ce pop up store organisé par SartorialTrips.

La suite en image.

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Maison Standard - Les meilleurs chinos de Paris

 

Maison Standard. Une jeune marque dont vous avez sûrement entendu parler. Ils produisent et vendent des basiques de qualité homme et femme. Du tee-shirt au jean. Des pièces simple mais relativement travaillées et surtout abordables.

 

Test & Avis

Le problème de tous ces blogs qui testent les vêtements, c'est que bien souvent, dans le flux d'informations et des articles à tout va, on a du mal à distinguer clairement les pièces qui sortent du lot. Il nous reste une vague impression que tout se vaut. 
Et bien, nous on vous le dit, ces chinos Maison Standard sont les meilleurs de Paris. Pourquoi ? Plusieurs raisons à cela, on va tout vous expliquer.

Mais soyons clair tout de suite : ce n'est pas parce que l'on dit qu'il s'agit du meilleur chino de Paris, qu'il est sûr qu'il aille parfaitement à tout le monde. C'est même plutôt improbable. (cf. coupe)

 

1. CONFECTION

Le chino a été assemblé au Portugal. Un pays qui en matière de confection de chemise ou de pantalon à fait ses preuves au cours de ses dernières année. Je pariais que c'est la même usine que celle ou sont produits les chinos Balibaris. La matière à un aspect et un toucher assez identique. Un fait qui se confirme quand on lit la citation du fondateur ci-dessous.

Il y a plein de marques dans le marais qui ont les mêmes usines que nous. Mais quand mon pantalon chino sort à 20 € de l’usine je ne le revends pas à 200 € je le revends à 80 €. C’est ça la différence, c’est notre compétitivité.
— Uriel Karsenti pour Grazia - 15 Juin 2017

 

2. COUPE

Une caractéristique que l'on distingue immédiatement : le pli central. Un élément finalement assez rare dans l'offre du prêt-à-porter français actuel. C'est plutôt le genre de détail que l'on retrouve encore chez nos amis Italiens. Chez un Incotex typiquement. 
Le pli n'est pas permanent, il a plutôt tendance à disparaître au fil des ports (surtout en cas de pluie), particulièrement sur la version en jean. Ceci-dit, pour ceux qui veulent le conserver, un coup de repassage de 5 secondes de temps en temps suffit ! 

Vous pouvez également plier le pantalon le long du pli pour qu'il se maintienne. (et non des coutures).

Quel est l'effet de ce pli ? Il donne une ligne à la jambe. Un côté plus racé que l'on aime bien. Sans en faire trop.

On aime beaucoup la coupe. Elle est pour nous un chouia trop large à la taille, et un chouia courte. Mais on pinaille. On mesure plus de 1m85 et c'est bien pour cette raison qu'on le porte avec des chaussures montantes, pour éviter l'effet  "tu vas aux fraises ?" , comme on dit parfois.

En résumé elle est, ni trop large ni trop moulante, la coupe parfaite selon nous. On vous conseille d'ailleurs de lire ou relire notre article phare sur le port du pantalon. C'est par ici.

 

Le bas du pantalon fait 18cm. Si vous cherchez un chino relativement slim, ce n'est donc pas vers ce modèle qu'il va falloir se tourner.
Il ira plutôt avec des chaussures normales (genre sneakers mais pas vraiment avec des Superga, trop fines)

3. OFFRE

5 couleurs dont 1 en jean


DETAILS

  • Le bouton à crochet qui est vraiment sympa. Il accentue le côté formel, contrairement à un simple bouton

  • Le zip de la braguette également (assez pratique et ne coince pas comme ça peut arriver souvent !)

  • L'intérieur est propre, comme chez Balibaris

Sur le long terme ? L'ourlet intérieur s’effiloche un peu beaucoup, mais pour le reste rien à redire

 

consulsion

A ce prix (hors soldes hein), aucun chino n'a cette matière et cette coupe. Aucun. Enfin, aucun qu'on a pu essayer, mais on reste ouvert aux suggestions !

masion standard
PARIS
maison standard chino
Paris fontaine
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Samuel Gassmann : l'artisanat de luxe français des boutons de manchette

 
samuel gassman paris bouton de manchette luxe CUFFLINKS

Samuel Gassmann - Boutons de manchette

Rencontre et échange
au sein de son atelier de fabrication parisien

 

Histoire du bouton de chemise

L’aventure de Samuel Gassmann a commencé à la suite de recherches sur le plus petit élément du vestiaire masculin, l'idée étant de proposer ce sujet à la chaîne franco-allemande ARTE.
Première étape, la visite du musée de la nacre à Méru dans l’Oise, à proximité de Paris. Comme le souligne Samuel, bien souvent les musées émergent là où les industries s’effondrent. Et une industrie de poids. En effet, au XIXème siècle il s’agissait de la capitale mondiale du bouton de nacre. Des dizaines de milliers d’ouvriers du département travaillaient dans ce secteur en plein essor.

En continuant ses recherches sur ce qu’était un bouton de chemise, il a découvert qu’au au moment de la révolution bourgeoise de 1789, des codes très précis sur la forme et la fonction du bouton de chemise ont été crées.  Pourquoi ? Pour des raisons pratiques essentiellement.
Les artisans de cette époque fabriquaient et revendaient via les Grands Magasins. Dès lors, comment différencier les boutons à destinations des chemises homme de ceux destinés aux femmes ? En employant un diamètre plus petit pour les boutons féminins.
Le résultat est un disque en nacre franche* (la nacre n’était pas aussi rare à l’époque) de 11 mm de diamètre, un rebord de 1 mm et avec 4 trous pour les hommes. Pour les femmes, les boutons ont les mêmes spécificités, si ce n'est qu'ils font 9 mm de diamètre.
Cette liste de détails correspond aux caractéristiques précises des boutons de jours. Car oui, il existe des boutons pour chaque moment de la vie quotidienne. 5 moments exactement :

  • Négligé : qui correspond au matin, en prenant le petit déjeuner en famille par exemple.

  • Jour : en nacre franche

  • Sport : oui à l'époque on portait des chemises pour faire du sport, au tennis par exemple. Les boutons présentaient un rebord de 2 mm pour plus de solidité.

  • Soir : nacre grise avec un rebord de 1 mm.

  • Apparat : pour les grandes occasions, le bouton étant généralement plat et symbolisé avec une gravure.

*la nacre franche est une variété de nacre très appréciée pour sa blancheur

                                                                      &nbs…

                                                                                                              Vous l'aurez probablement remarqué, il s'agit des boutons du jour

Des caractéristiques que l’on retrouve encore aujourd’hui. Vous pourrez vérifier par vous-même, hormis les boutons fantaisistes - types chemises XOOS -, de gap à H&M en passant par Zara, tous vos boutons de chemises font 11 mm. Ce code n'a pas bougé depuis le XIXème siècle. Samuel me précise par exemple que chez Charvet ils sont plats avec un rebord symbolisés. (typique des boutons d'apparat)
Et qui disait boutons différents, disait chemise différentes pour chaque moment de la journée. Globalement aujourd'hui vous aurez remarqué que ce n'est plus vraiment le cas. Les chemises sont moins différenciées et tous les boutons se ressemblent plus ou moins. Excepté pour...les boutons de manchettes ! Les premières traces remontent au XIVème siècle, mais mais l’âge d’or des boutons de manchette durera du début du XIXème siècle jusque dans les années 1970.

 

samuel gassmann paris les indispensables boutons de manchette cufflinks
 
Tous les boutons de chemise homme, quelque soit la marque, font 11 mm de diamètre.
Si vous allez chez Charvet, Gap ou Zara, ils ont tous la même dimension, sauf recherche un peu “design”.
— SAMUEL GASSMANN

 

Naissance de sa 1ère collection

Une question a très vite intéressé Samuel : est-il possible de trouver des formes et des matières qui expliquent par elles-mêmes comment les utiliser ? Presque dénué de tout design en un sens.
Venant de l’histoire de l’art, période 1907 1914 (cubisme, constructivisme, futurisme…), il s'inspire de l'esprit de l'époque : simplification de la forme pour accéder au réel et le rendre plus lisible. Toute la démarche de ses 3 premières collections repose sur cette idée. Un an et demi de créations et de simplifications des portraits obtenus. (un portrait étant un thème de boutons de manchette).

Un exemple de réflexion menée concerne le lien du bouton. On s'explique. Il y a 8 ans, quand il a commencé, les boutons de manchettes faisaient tous 90° avec un fermoir à bascule dont unqiement un côté qui présente une face "jolie".
Or l’angle d'un poignet mousquetaire (et ce quelque soit la morphologie de la personne) ne fait jamais 90°. Plutôt 45°. Un angle qu’a repris Samuel pour tous les boutons de sa collection.
On le conçoit, dit comme ça, ce n'est pas forcément très clair. En image ça devrait vous parler :

Toutes ces réflexions et recherches ont permis de créer les portrait jours et nuit. Pour les autres portraits, il a fallu procéder autrement. En effet, les familles qui fabriquaient des boutons de nacre n’ont, pour la grande majorité, pas laissé beaucoup de traces écrites sur le sujet. La transmission était majoritairement orale. La suite de ses recherches s’est donc déroulée en collaboration avec des artisans en activité, dans l'idée de voir ce qu’il était possible de faire. S’il l’on prend par exemple les trois catégories qui laisse le plus de liberté à la créativité :

  • Apparat : peu de documentations approfondies sur le sujet. Samuel utilise des matériaux qui ont une histoire. En bronze principalement. Pourquoi ? Parce que cette matière fut une des premières utilisées pour les bijoux homme. C'est une matière incroyable mais très peu employée en bijoux homme actuellement. Contrairement à l'argent.

  • Négligé : le troca, coquillage un peu moins cher, était vraisemblablement utilisé à l'époque. Mais en poussant un peu plus loin, (et en s'éloignant un peu de la théorie), Samuel a décidé d'employer d'autres matériaux comme l’ébène, le vison, le mouton, le cheveux, ou même de l’os de vache indienne (NDLR : c’est l’âme des vaches qui sont sacrées, et le corps importe moins, donc une fois morte…) et de la feuille d’or.

  • Sport : là encore la théorie n'est pas claire. L'idée de Samuel était donc de se demander ce qu'était un vêtement de sport. Pour lui il s'agit très souvent d'un vêtement support sur lequel l'on peut inscrire à quelle équipe l'on appartient. Comme pour une toile de peinture en quelque sorte. Un matériaux qui répondait à ce cahier des charges fût la porcelaine car facile à peindre.

samuel gassman paris bouton de manchette luxe

Ce qu'on apprécie beaucoup, c'est qu'en partant de ce travail de recherche sur les boutons de chemises, ses boutons de manchettes ont fini par leur ressembler, s'éloignant ainsi de l'idée des boutons de manchette plus "voyant", plus "bling bling".

 

Autres collections

Par la suite, l'idée était de sortir du cadre des recherches initiales sur le bouton et d'initier une autre démarche, un peu plus "fun". Samuel m'explique un peu sous la forme d'une boutade, que puisque que personne ne porte de boutons de manchette, autant être original. Une boutade car les Grands Magasins américains en sont friands.

Il créé alors portraits sur le Temps, sur Mondrian, sur le Corps ou encore l’Alphabet avec un typographe. Il sort du cadre de la simple paire de boutons de manchette, pour raconter une autre histoire. Ainsi pour l'Alphabet, il y a les 26 lettres. Dans ce cas aucun bouton ne va forcément de pair avec un autre, plusieurs combinaisons sont possibles. 

                                                                      &nbs…

                                                                                                                                            Portrait sur le temps

Enfin, cette recherche initiale de luxe discret fût étendue à d’autres accessoires : porte-clés, nœuds papillon et cravates (en collaboration avec la maison Boivin), bagues...
Pour les cravates par exemple, elle sont 100% soie (et sans triplure) mais surtout...9 plis. Quelque chose que on n'avait pas encore vu, même s'il est vrai que des maisons italiennes en produisent également. Avis aux amateurs....

                                                                     Fermo…

                                                                     Fermoir en argent du noeud papillon : il est invisible une fois porté, un luxe discret qu'apprécie beaucoup Samuel

 

Fabrication

Les boutons de manchettes sont fabriqués à la main dans son atelier parisien. Plusieurs étapes sont nécessaires : le polissage, la soudure...Des connaissances que Samuel a apprises sur le tas, en travaillant notamment avec d'autres artisans ou en créant ses propres techniques. Comme pour l'utilisation de la feuille d'or. Le bouton étant amené à frotter régulièrement, un procédé spécifique a dû être créé.

Ce qui est intéressant avec cette partie fabrication, c’est que les techniques évoluent tous les jours. C’est un milieu en total mutation par rapport au travail de la matière. C’est assez enthousiasmant.
Par exemple, j’utilise un émail à froid développé il y a 4-5 ans. Ce qui n’était pas possible avant. Il fallait avoir son four ect...ça ne changeait pas grand chose, mais c’était un peu plus lourd.
— samuel gassmann


Pour les savoir-faire vraiment très pointus, il est amené à travailler avec d'autres entreprises. Ses bagues ont pu voir le jour grâce à l'alliance de la haut technologie et de l'artisanat.

  • La 3D permet de créer le moule de la bague via ordinateur. On arrive à des degré de pureté et une précision incroyable. Quelque chose qu'on ne pouvait avoir avec la main...Avec ces nouvelles techniques, le travail se concentre beaucoup plus sur l'idée et le dessin.

  • Les diamants "tailles en rose"  - qui ont la particularité d'être à fond plat - ont été façonnées par des artisans

samuel gassman paris bouton de manchette luxe

Note : Pour ceux qui se demanderaient, tous les boutons de ses collections font 11 mm, et le plupart sont réalisées en nacre et argent. (et le reste en bronze, porcelaine, cuir..)

 

 

Distribution 

Les boutons et autres accessoires sont disponibles sur son e-commerce ou via les Grands Magasins (Barneys, United Arrows, Bon marché - à côté des cravates au sous-sol -...). Disponibles également chez Maison Degand à Bruxelles.

Un atelier-boutique devrait vraisemblablement voir le jour l'année prochaine à Paris. Un lieu où toute la collection sera disponible ainsi qu'une offre sur-mesure. A suivre !

 
 

Frenchtrotters - Une nouvelle boutique en ligne

 
 

RÉOUVERTURE DE LEUR E-COMMERCE

Ceux qui habitent en province vont être content : le célèbre magasin multi-marque du Marais à remis en ligne son e-commerce. Depuis combien de temps ? On ne sait pas, on doit avouer que c'est un peu par hasard qu'on l'a découvert. Bonne découverte !

Pour ceux qui ne les connaitraient pas, voici le lien vers 2 vidéos pour vous plonger rapidement dans l'univers de la marque. Elles commencent à dater mais elles n'ont pas pris une ride ! Ici et ici.

Ou sinon le clip de leur collection printemps/été 2013 :

 

Rencontre avec VeryGoodLord

 

Cette semaine on est allé à la rencontre d'Arnaud Chanteloup, fondateur de VeryGoodLord. L'occasion pour nous de parler menswear, blog homme et entrepreneuriat.

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS

Bonjour Arnaud, si tu devais te présenter en quelque mots tu dirais quoi ?

Arnaud, fondateur du blog VeryGoodLord et de la marque Giotho.

 

BLOG

Comment t'es venu l'idée de créer VeryGoodLord ?

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS

J'ai commencé en créant Needit, un site où je faisais de la "curation de contenu" (NDLR : sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web) sur la mode masculine. Je m'étais inspiré d'un site américain : uncrate. Un site assez connu outre-atlantique (et qui existe encore d'ailleurs)
qui propose une sélection de bonnes adresses, de beaux objets et de bonnes pièces. Tout le travail et toute la différence se fait sur cette sélection. Rien de révolutionnaire tu me diras, mais cela fait la valeur de leur contenu.
Puis, naturellement, j'ai eu envie d'écrire et partager ma vision. J'ai donc créé le blog VeryGoodLord. C'était en 2012. Je dois dire que ça a marché assez rapidement. J'ai donc continué, écrit plus d'articles mais aussi et surtout développé ma ligne éditoriale. L'identité de VeryGoodLord. Je le faisais en parallèle de mon travail de juriste.
A un moment donné j'ai eu envie de pousser le projet jusqu'au bout et j'ai donc démissionné pour me consacrer à temps plein à VeryGoodLord et ma marque Giotho.

Après il faut savoir que je ne suis pas tout seul à rédiger des articles. Deux personnes s'occupent de la partie horlogerie, une pour la partie vin et spiritueux et une de la partie grooming. Chacun étant expert et passionné par leur domaine respectif. VerygoodLord ce n'est donc pas juste de la mode masculine mais c'est un tout. D'ailleurs j'ai vraiment envie de développer les sujets sur les montres, parce que ça fait vraiment partie du vestiaire de l'homme et que c'est un produit que beaucoup d'hommes affectionnent. 

 

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS

Quel rôle a pu jouer Internet dans ton apprentissage ?

Pour moi ça été un catalyseur mais ce n'est pas le déclencheur. Pour refaire l'histoire, je suis juriste de formation. J'ai travaillé dans un cabinet d'avocats et quelques grandes entreprises. Je fus donc très vite amené à devoir bien m'habiller. Je n'avais pas le choix. D'ailleurs mon premier stage je l'ai fait chez Chanel...Bien présenter était donc impératif pour être intégré normalement dans la société.

Après oui Internet m'a aidé. Je trouvais beaucoup d'informations sur les blogs de l'époque qui étaient CommeUnCamion, BonneGueule, SoDandy, ParisianGentleman...Et c'est aussi à ce moment que je me suis dit que j'avais une place à prendre parmis tous ces blogs. Car aucun ne me correspondait vraiment. Ça n'a donc jamais été un positionnement marketing mais une vraie passion que je devais faire vivre.

Comment vois-tu la bloggosphère masculine française ? Le rôle des blogs prend-t-il de plus en plus d’ampleur ?

Ce que je regrette en France, c'est un certain manque de professionnalisme. On toujours un peu en retard par rapport à certains américains, italiens ou anglais. Si l'on prend l'exemple de Simon Crompton (NLDR : fondateur du site Permanentstyle) : il a du beau contenu, bien structuré, une belle plateforme, des partenariats...un vrai média.

Comment ça va évoluer ? Difficile à dire...mais oui on voit que ça bouge. Pour la partie image, peut être que les blogs vont revenir sur le devant de la scène (par rapport à un Instagram). Pour la partie vidéo, ça va exploser...le terreau idéal de son développement est en place (smartphones, réseaux 4G...). Je pense d'ailleurs m'y consacrer de plus en plus. Des vidéos de conseil sur la mode masculine par exemple.

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS

Quand VeryGoodLord like un post Instagram, c'est toi qui le fait ou une machine (en fonction des tags ou que sais-je) ?

(Rires) Non non c'est bien moi...D'ailleurs je fais pas mal de stories. C'est le côté assez sympa d'Instagram.

Que penses-tu du menswear à Paris ?

Je trouve qu'il y a un bon dynamisme, pas mal de marques qui se créent et qui essayent de tirer le marché vers le haut. Par exemple champdemanoeuvre pour les jeans, RSVP pour la petite maroquinerie ou encore Baltic pour les montres.

Y a-t-il des tendances qui t’agacent particulièrement ? A contrario, lesquelles apprécies-tu ?

Les copies des montres Daniel Wellington m'énervent un peu...Ce que j'apprécie par contre, c'est la tendance des hommes à vouloir bien s'habiller. Et de les aider grâce aux blogs, à mon blog. C'est assez gratifiant quand je reçois des commentaires positifs, des emails de remerciement, et même des mots gentils dans la rue.

Est-ce que tu envisages de retourner au Pitti Uomo ?

J'y songe, je vais essayer d'y retourner, mais peut-être pas cet été.

Si tu pouvais revenir en arrière, quel conseil donnerais-tu au « jeune Arnaud » ?

Faire les choses tout de suite ! Si j'avais su, je n'aurais probablement pas fait d'études de droit. Aller droit au but et ne pas trop écouter les autres finalement. Et plus tu commences tôt, mieux c'est.

 

 

GIOTHO

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS

Peux-tu nous en dire plus sur ta marque ? Quelle était l’idée derrière ?

J'ai lancé Giotho fin 2016. J'avais envie de créer une belle marque de chemise. L'idée était finalement très simple : de beaux tissus, une belle coupe, une confection européenne !

Un détail/service que tu apprécies et que l’on retrouve trop rarement de nos jours ?

L'empathie d'une marque envers son client avec un service vraiment personnalisé.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Continuer les chemises sur Giotho et lancer des accessoires sur VeryGoodLord. Ça devrait arriver prochainement...Affaire à suivre.

 

AUTRE

Y’a-t-il un vêtement que tu voudrais absolument ?

Une veste croisée Camoshita !

Credit photos : beigehabilleur

Quelles sont les personnes dont tu aimes le travail ou le style ?

Tyler Brulé, le fondateur de Monocle et Wallpaper.

Un restaurant ou un livre à nous conseiller ?

Un des livres que j'adore : The Vintage Showroom. Beaucoup de photos de vêtements militaires...D'ailleurs je porte une veste de l'armée Suédoise que j'ai trouvé chez Marie et Benoit, passage du Cerf.

VERYGOODLORD INTERVIEW LES INDISPENSABLES PARIS THE VINTAGE SHOWROOM

Mon restaurant préféré à Paris ? Le septime : une bistronomie, rue de Charonne.

 

Blitz Motorcycle - Reportage

 

Vous connaissez sans doute Blitz Motorcycle, un garage parisien qui réalise des customisations de motos et propose également des vêtements ou des accessoires : par exemple des sacs de voyage issu d'une collaboration avec Bleu De Chauffe.

Pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur leur univers, c'est le moment de regarder le reportage ci-dessous. Mais dépêchez-vous car il ne reste que 6 jours pour le visionner gratuitement en replay. Vous en apprendrez notamment sur la naissance de l'atelier. Pour ceux qui veulent se lancer dans une nouvelle activité, leur parcours devrait vous parler.

 
J’ai toujours fait de la mécanique comme une passion, c’est pour ça que j’ai mis un peu de temps à en faire un métier. Parce que je pensais que ça pervertirait la passion d’en faire mon métier.
— Hugo Jezegabel

Immersion au coeur de leur atelier parisien