Bleu de chauffe - Sac Chiloé

Note : À notre demande, Bleu de Chauffe ont accepté de nous envoyer le sac que vous allez découvrir dans cet article

Si vous habitez à Paris, vous croisez sans doute des sacs à dos tous les jours. Plus ou moins réussi. Souvent les mêmes. On a même écrit un article à ce sujet ici.

On y évoquait déjà le sac Chiloé. Alors lorsque qu’il fut possible de l’essayer, on a sauté sur l’occasion.

Il faut dire que le sac Chiloé nous plait beaucoup pour une raison assez simple : il se porte facilement pour un usage urbain. Discret, pratique, beau et robuste. On déconseillerait par contre de l’utiliser sur un costume, il finirait inévitablement par écraser les épaules de la veste et l’user prématurément. C'est un mariage souvent malheureux. Costume et sacs à dos ne font souvent pas bon ménage.

Mais dès que l'on s'éloigne du costume strict pour aller vers un vestiaire plus casual, la donne change radicalement.

C'est là que le choix de la matière devient intéressant.

Contrairement aux sacs en nylon/plastique qui font très "sport", une belle toile de coton ou un cuir font plus habillés.

C'est dans cette catégorie, que se place le modèle Chiloé.

 
 

Ici, Bleu de Chauffe a eu la bonne idée de doubler les bretelles avec du feutre de laine. Le contact est plus moelleux que le cuir mais cependant, soyons clairs sur l'utilisation : ce sac exige des vêtements assez robustes.

Le frottement des matières brutes ne pardonnera pas - à notre avis - sur des tissus fragiles. Il faut impérativement éviter les costumes fins ou les mailles délicates qui risqueraient de s'abîmer prématurément.

L'ADN est workwear, votre tenue doit l'être aussi à minima : manteau en laine épais, veste de travail ou toile denim sont de rigueur pour bien supporter le contact répété des bretelles.

Côté réglages, le système de boucles à ardillon (comme une ceinture) maintient bien la position choisie, mais le changement d'habitude est déstabilisant au début.

Si vous êtes habitués à la fluidité des sacs de randonnée modernes où l'on tire simplement une sangle pour un serrage instantané et millimétré, vous allez avoir l'impression de faire un saut dans le passé.

Ici, l'ajustement prend du temps et demande de s'arrêter. C'est le prix à payer pour ce style rétro, mais on perd indéniablement la praticité immédiate d'un sac plus technique.

 
 

Pour la toile, la marque ne prend pas de risques et se fournit chez British Millerain, la référence historique du coton ciré.

On a pu vérifier ses promesses lors d'une averse parisienne. Nous l'avons testé sous une pluie fine, une situation classique quand on se déplace à pied ou à vélo en ville.

Rien à signaler : l'effet déperlant fonctionne parfaitement. L'eau glisse sur la surface sans imprégner la fibre.

À l'ouverture, le constat est rassurant : tout le contenu, ordinateur compris, est resté parfaitement au sec.

C'est une protection efficace pour le quotidien, qui a le mérite de protéger vos affaires sans avoir recours à l'esthétique "plastique" des sacs imperméables techniques.

 
 

Le format est idéal pour une journée active. Ni trop encombrant comme un sac de randonnée, ni trop petit comme une sacoche.

L'intérieur est classique mais bien pensé. On y trouve un compartiment dédié en feutre pour l'ordinateur. Un MacBook 16 pouces y rentre parfaitement et se fait oublier.

Le reste du volume principal permet d'emporter le nécessaire du quotidien parisien : un chargeur, une gourde, un livre, et même une écharpe ou un petit pull pour les soirées plus fraîches.

L'accès de la poche intérieure zippée est facile, ce qui évite de devoir plonger la main à l'aveugle au fond du sac pour retrouver ses clés.

 
 

On aime particulièrement la métallerie en laiton brossé.

Celle en zinc ou en zamac, souvent utilisée ailleurs, nous parait souvent trop brillante et finit par mal vieillir. Elle est moins adaptée à un esprit casual et robuste.

Ici, le laiton est mat, discret.

 
 

À l'intérieur, chaque pièce est datée et signée par l'artisan l'ayant assemblée de A à Z.

Et il faut le rappeler, ce sac est toujours fait en France - Bleu de Chauffe possède d’ailleurs son propre atelier en France depuis ses débuts en 2009.