14 Juillet 2026 - Où sont fabriqués les uniformes ?

L'édition 2026 restera dans les registres pour des raisons qui n'ont rien de vestimentaire : jamais autant de militaires n'avaient défilé sur les Champs-Élysées — près de 7 000 au sol, une centaine d'avions, une trentaine d'hélicoptères — pour une parade placée par l'Élysée sous le signe du « réveil stratégique » européen, avec trente-cinq nations représentées au titre de la « Coalition des volontaires », dont un détachement ukrainien.

Derrière les uniformes qui défilent

Il y a encore quelques années, derrière une grande partie des uniformes de cérémonie de l'armée française se cachait un nom : Marck & Balsan. L'entreprise est née en 2012 du rapprochement entre Marck, fondée en 1850 et d'abord spécialisée dans les coiffes militaires, et Balsan, dont les origines remontent à 1859 et qui est notamment connue pour avoir fourni le drap « Bleu Horizon » des soldats français pendant la Première Guerre mondiale.

Jusqu'au début des années 2020, une grande partie des tenues de prestige visibles lors du défilé du 14 Juillet était donc encore confectionnée en France dans ses ateliers.
Fait notable, à La Chartre-sur-le-Loir, Marck & Balsan possède l’un des derniers ateliers français de passementerie militaire. Avec plus de 200 machines, l’atelier perpétue des savoir-faire de tressage et broderie pour réaliser galons, cordons et ornements, notamment en fils d’or et d’argent.

Le marché principal— celui des tenues qui défilent —, a cependant changé de mains : depuis 2024, les uniformes des armées sont confectionnés par Paul Boyé Technologies, industriel familial de Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse, dont l'usine d'environ deux cents salariés est appelée à rester au centre de la fabrication. Une précision toutefois : le groupe dispose aussi d'importantes capacités de production à Madagascar, et s'il revendique 90 % de valeur ajoutée réalisée en France, un uniforme commandé à un industriel français n'est plus nécessairement, pour autant, un uniforme cousu en France.

Coiffes, gants, boutons estampés ou encore accessoires de cérémonie sont également souvent encore fabriqués en France. Les sabres et épées des écoles, par exemple, proviennent de maisons comme Balp, qui revendique une tradition de forge remontant à 1830.

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