Yoox - Sélection de -50% à -70%
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Promotions uniquement valables jusqu’au 17 janvier minuit.
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On aime beaucoup le travail que réalise Tyler Brûlé, fondateur du magazine Monocle. Et plus particulièrement leur radio en ligne que l’on retrouve sous forme de podcast.
C’est de l’un d’entre eux que l’on souhaite vous partager : une interview du fondateur de la très belle marque anglais Private White V.C.
Le podcast est accessible facilement via Apple Podcast en cherchant la chaîne The Entrepreneurs de Monocle. Pour ceux qui n’auraient pas Apple Podcast, vous le trouverez également en fin d’article.
James Eden est l'arrière petit fils de Private Jack White, ancien soldat émérite de la British Army qui après la guerre décide de faire un apprentissage dans une usine locale. Il gravit les échelons au fils des années et en devient le manager.
James Eden passera donc son enfance et ses été dans cette usine. Après une carrière dans la finance, il décide de revenir au moment où l'entreprise se porte au plus mal. Il en devient alors le directeur général et gagne peu à peu la confiance de ses salariés. Il explique au cours de cette interview comment ils ont pris le tournant stratégique de produire pour leur marque en propre. Car 80% de leur production était auparavant dédié à un seul client Anglais qui a pris la décision de délocaliser la production. Un véritable tournant pour la marque.
On y apprend également qu'il est possible (et même encouragé) de visiter leur usine à Manchester. Pour mieux comprendre l'essence de la marque.
Les citations qui nous ont marqués :
“People are everything. You can have great products, you can have great business plans...but whitout the people to execute, you have very little”
“That was a couple of years ago [...]I hated my existence, I hated my colleagues, I was on the road to nowhere.
And then there was an unfortunate opportunity [...]”
James Eden - Photo du magazine The Drapers
Designer Private White VC - Nick Ashley - Photo du magazine The Rake
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Visiblement la collection de costume Traveller de SuitSupply s'est bien étoffée depuis notre dernier article test. Grâce à nous ? On ne sait pas, mais en tout cas on apprécie. Je possède d'ailleurs toujours le costume bleu en laine fresco, et je maintiens qu'il résiste très bien dans le temps. Cela fait maintenant plus d'un an que je le porte. Je recommande donc toujours chaudement si vous souhaitez un premier vrai costume et peu cher. (379€ pantalon compris)
Avant Noël, nous sommes allés voir la boutique éphémère De Bonne Facture hébergé rue Notre Dame de Nazareth à Paris. Elle était hébergée au sein de la boutique Small, le concept store du salon MAN/WOMAN qui accueille mensuellement de nouvelles marques au cœur de Paris. Pour vous donner un exemple, la marque belge Howlin’ a également déjà été présentée dans ses murs.
Si toutes les pièces ne sont pas réalisées en France, elles le sont toujours dans de très beaux ateliers. En Italie par exemple pour les pulls. C’est le crédo de la marque depuis ses débuts : fabriquer au sein de belles entreprises - belles autant de part la qualité de fabrication que des conditions sociales de ses salariés - et ne pas hésiter à les mettre en avant.
Les matières utilisées suivent également cette voie. On apprécie tout particulièrement la sélection de matières plus respectueuses de l’environnement. Vous vous souvenez peut-être, par exemple, des pièces teintes naturellement - couleur pastel - de la saison Printemps Été 2019. Cette initiative se poursuit pour la saison Automne Hiver 2019 avec la possibilité d’acheter des pièces en laine non teintes.
A cela s’ajoute des pièces en coton biologique ou encore en laine recyclée.
Pull non teint | Mélange Laine-Alpaca
Pantalon en velours - Matière Anglaise
Une matière très douce de 420g/m2
Bonnets Made in France du même mélange Alpaca/Laine que pour les pulls
Le Pitti Uomo vient de se terminer.
Voici quelques looks qui ont attiré notre attention.
Si vous voulez en voir plus c’est par ici :
QG (idem sur le site.com et .fr)
VOGUE.DE avec l’excellent photographe Jonathan Daniel Pryce, l’auteur du livre GARCONJON
INSTAGRAM PONTUS JONSEN - il collabore régulièrement avec le magasin Suédois Baltazar ou encore avec Romain Pizanelli de Gentleman Clover
Des Chelsea Boots de toute beauté
QG.FR
Credit Photo : Julien Boudet
Photo : Pontus Jonsen
Jamie Feguson, auteur de THIS GUY
Photo : Style Forum
Beams
QG.FR
Credit Photo : Julien Boudet
Camoshita
Credit photo : Style Forum
Anglo-Italian
Credit photo : Style Forum
Barbanera
Credit photo : Style Forum
The master
Credit photo : Style Forum
Credit Photo : PONTUS JONSEN
Richard Biedul
QG.FR
Credit Photo : Julien Boudet
QG.FR
Credit Photo : Julien Boudet
Credit Photo : PONTUS JONSEN
Credit Photo : PONTUS JONSEN
Permanent Style
Credit photo : JONATHAN DANIEL PRYCE pour Vogue.de
Shaggy dog sweater - le type de pull qui revient en force depuis cet temps année
Credit photo : JONATHAN DANIEL PRYCE pour Vogue.de
Photo de Scott Schuman - Pas de cette année mais du Pitti Uomo 89 nous semble-il
100% coton bio
91€ (au lieu de 130€)
On parie qu’il ne va pas en rester beaucoup
133€ (au lieu de 190€)
80% LAINE / 20% POLYAMIDE
Un montre de douceur
128€ (au lieu de 255€)
54% Laine mérinos fine. 22% Laine de yack. 19% Polyamide. 5% Élasthanne
126€ (au lieu de 180€)
105€ (au lieu de 210€)
189€ (au lieu de 270€)
125€ (au lieu de 250€)
Look parfait
Une dernière pièce : une surchemise épaisse en laine. Pas encore soldée, mais ça ne saurait tarder. Vu portée rue de Bretagne, elle passe très bien avec un jean selvedge.
Si vous lisez régulièrement les blogs de mode vous connaissez sans doute déjà SuitSupply. Dans le cas contraire, la séance de rattrapage c’est par ici chez nos amis de BonneGueule.
Attiré moi aussi par leur collection alléchante et leurs prix ultras compétitifs, j’ai décidé de visiter pour vous la boutique Suitsupply à Bruxelles. C’était à mon avis le meilleur moyen de se faire un avis personnel sur la marque. Car oui il n’y pas encore de boutique à Paris, mais qui sait dans quelques années … ;)
Question logistique, pour ceux qui habitent Paris il n’y a rien de plus simple. Vous pouvez opter pour le train, la version low cost IZY Thalys offre des billets à partir de 10€ - difficile de faire moins cher-, le bus ou encore le covoiturage. Vous en aurez pour 2h30 de trajet dans le meilleur des cas.
Bruxelles est incontestablement une très belle ville. Donc vous profiterez de votre passage pour aller visiter la Grand-Place (incontournable) ou encore d’autres boutiques comme la Maison Degand qui dispose d’une très belle sélection.
La boutique SuitSupply Bruxelles
La boutique SuitSupply est située à proximité du palais de Bruxelles. Cette rue abrite également d’autres boutiques de vêtement comme Ermenegildo Zegna. Elle reste toutefois légèrement à l’écart des rues les plus touristiques de la ville. Vous n’aurez pas besoin d’affronter une foule immense pour y parvenir.
Et bonne nouvelle, la boutique est ouverte le dimanche aussi ! Pour ceux qui n’ont pas le temps la semaine, il vous reste cette possibilité. (Correction de la rédaction : des lecteurs nous ont informés que la boutique n'est plus ouverte le dimanche...)
Vue panoramique de la boutique
La marque néerlandaise a un ADN Italien très prononcé. Et de fait vous ne trouverez très peu de noir. Pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. Au niveau décoration d’intérieur, les publicités très osées qui ont fait beaucoup parler d’elles se retrouvent accrochées à tous les murs. Pour le reste (couleurs des murs et du sol, mobiliers, matières utilisées…) j’y suis un peu moins sensible, trop proche à mon sens de ce qu’on peut retrouver chez d’autres marques de prêt-à-porter qui ont une offre moins qualitative. Je préfère le travail d’un Laurent Deroo pour A.P.C par exemple. Bon comme toujours je suis pointilleux parce qu’au global elle est très bien cette boutique.
Le noir est réservé aux dinner suit (c'est-à-dire les soirées très formelles type festival de Cannes)
Elle est bâtie sur 3 niveaux. Au niveau -1 vous trouverez une sélection de pièces casuales, les accessoires/chaussures et les différentes possibilités en termes de chemise sur-mesure. A ma grande déception je n’ai pas retrouvé toute la sélection vue en ligne qui est en boutique. Notamment sur la partie Outerwear. Où étaient les manteaux ? Ce n’est pas faute d’avoir cherché. La prochaine fois je demanderai c’est promis.
Le niveau -1 sous un autre angle de vue – On distingue à gauche le mur de cravate
Bon j’ai tout de même été agréablement conforté sur la qualité de leurs produits. Les chemises en cachemire m’ont assez impressionné. Très douces comme vous pouvez vous en doutez mais elles conservent un côté formel : elles peuvent donc être portées dans un contexte Business. Le tissu provient de chez Thomas Mason, célèbre maison anglaise de fabrique de tissus détenue par Albini.
C’est du joli !
Vous pourrez également essayer leurs pantalon en flanelle (modèle Soho par exemple) ou encore leurs jeans. Un bon moyen de vous faire une idée sur votre taille.
Ca sent les bonnes finitions !
Ils disposent également d’un mur avec une très bonne sélection de cravates à des prix imbattables. Mon seul regret étant qu’il n’y en a peu en 7.5 cm, (elles sont en 8cm) qui à mon sens la taille idéale pour les personnes avec une silhouette plutôt élancée. Mais c’est vraiment parce que je suis pointilleux.
Au rez-de-chaussée et au second niveau vous trouverez des costumes. Plusieurs systèmes de tailles sont proposés : normal, long et short. Tout dépend de votre morphologie. Pour chacune des catégories vous retrouverez la catégorisation habituelle du prêt à porter : du 42 au 58. Mais pas de panique, les vendeurs sont là pour vous guider si vous êtes un peu perdu. Et je vous rassure tout de suite, certains vendeurs parlent parfaitement français ! Aucun problème à ce niveau là. Et si vous achetez sur internet, les mesures sont bien renseignées pour vous guider.
Point positif également, de grandes cabines d’essayage sont à votre disposition, loin des cabines assez étriquées que l’on peut trouver parfois à Paris. Dernier point, la boutiques propose des services sur-mesures. Mais ce sera l'objet d'un prochain article.
Leur ligne de costumes
Avant de me décider à aller à Bruxelles, j’avais bavé des heures à regarder la ligne Jort, à analyser les photos et les descriptions. Un peu comme ceux qui avant l’achat d’un gadget électronique se mettent à comparer pendant des heures les produits existants sur le marché. J’avais donc trouvé mon costume idéal : des épaules avec très peu de padding, des tissus à tomber par terre, une construction entoilé et…un prix ultra compétitif.
Une vidéo YouTube présente d’ailleurs les caractéristiques et la fabrication de la ligne JORT. Et le présentateur n’est autre que…Jort Kelder himself. Soit celui qui a imaginé cette ligne. Elle est largement inspirée de ce qui se fait en Italie mais est produite en chine pour des raisons de coûts. Pour la petite histoire, Jort est un journaliste de formation et présentateur télé néerlandais qui est passionné par les beaux vêtements.
Ici Jort dans l’atelier en chine qui produit la ligne JORT
Jort apparait également dans une vidéo critique sur le Pitti Oumo. Assez drôle, elle commente les personnages qui arpentent le salon. Et pour y avoir été physiquement, je confirme le ressenti de Jort. J’ajouterai même que dans certains halls j’avais parfois plus l’impression d’être à une soirée type Night Clubbing que dans un salon professionnel de mode masculine.
Ici Jort nous explique que ça m’étonnerais que cet homme téléphone. Et on veut bien le croire
Notre ami Lino visiblement bien accompagné…
Mais rien ne vaut le réel. Comme sur Tinder, vous aurez beau regarder les photos dans tous les sens, rencontrer la personne en vrai reste (encore) le meilleur moyen pour être fixé. En quelques minutes j’ai donc pu remarquer que ce n’était pas la ligne JORT qui me faisait de l’œil, non non, mais la ligne HAVANA ! Pourquoi ? Parce que je voulais absolument un costume très léger qui se porterait quasiment comme mon jogging et mon sweat Uniqlo. A la fois léger et qui n’entrave pas mes mouvement. Et qui ai de la gueule bien entendu. Et c’est bien le modèle Havana qui répondait à mes critères. Les épaules sont déstructurées (aucun padding contrairement au modèle JORT) et certains modèles non doublés. Mon seul regret concerne les poches plaquées. Il n’y a que ce modèle de proche sur tous les costumes de la gamme.
Test Costume – Havana Traveller
Mon choix s’est porté vers le modèle Traveller car la veste n’est pas doublée. De plus, son tissu infroissable qui provient de chez Cerutti est topissime. Il est suffisamment lourd pour avoir un bon tombé et assez fluide pour être ultra confortable. J’ai opté pour une taille normale, taille 46. Pour information je fais 1m85 pour 75kg.
La veste nécessitait une retouche pour le cintrage. De même pour le pantalon. Comptez 3 jours au minimum si vous avez des retouches « compliquées » (ajuster le ceintrage, affiner un pantalon)
Pour les ourlets en revanche, il est possible - à priori - de le faire dans la journée. N’hésitez pas à appeler avant de vous rendre à la boutique pour être sûr de leurs disponibilités et de ce qui pourra être réalisé.
N’ayant pas prévu de rester sur Bruxelles plusieurs jours, j’en ai profité pour tester la vente par internet. J’ai reçu mon colis dans les temps. Par contre pour ceux qui ne sont pas chez eux pour la réception du colis c’est un peu plus compliqué. Non pas à cause de SuitSupply mais d’UPS. Comme vous le savez service de la Poste offre la possibilité de venir récupérer son colis dans un bureau de poste en cas d’absence. Chez UPS ce n’est pas le cas systématiquement, ce qui peut s’avérer assez énervant pour ceux qui n’ont pas beaucoup de disponibilités…
Vous recevrez votre colis dans un bel emballage en carton blanc. Le costume y est soigneusement emballé dans une housse prévue à cet effet. Vous recevrez également un échantillon de tissu du costume.
Ce n'est pas pour recoudre, mais pour tester le tissu au lavage. Bon, mis à part le pantalon (et encore), je le déconseille priori. Mieux vaut le laisser chez un professionnel.
Une housse qui permet de le transporter avec soi : très pratique ! En plus elle est déperlante.
Des poches ont même été prévu pour emporter avec vous quelques accesoires
Dès l’ouverture, on apprécie les détails que l’on ne retrouve pas dans le prêt-à-porter standard. Enfin pour le moment. Je veux parler des coutures au niveau des fentes d’aisance et des manches.
Fentes d’aisances cousues à la réception du colis
Manches cousues – on apprécie également que les boutons soient fonctionnels ! On peut les ouvrir. L’ADN de ce costume se voulant très italien, ils se chevauchent légèrement.
Sur ces deux photos on distingue également le grain du tissu. Comme dit précédemment, Il s’agit d’un Hopsack ou aussi appelé laine froide. Ces tissus ont la particularité d’être infroissable et très respirant. Parfait pour l’été donc. Mais pour ceux qui se demandent s’il possible de le porter en autonome hiver, je répondrais oui. L’absence de padding aux épaules vous permettra d’enfiler facilement votre manteau préféré par-dessus. D’ailleurs Nicolas Gabard de la marque Husband explique bien ici que ses costumes en laine Fresco (encore un autre nom de la laine froide) se vendent toute l’année et pas uniquement en été.
Je l’ai porté pendant plus de 6 mois de manière intensive. Intensive ? Oui tous les jours de la semaine. Enfin les jours ouvrés. Donc 5 jours / semaine. Alors oui je suis un gros crade, dégueulasse et tout ce que vous voulez. Toujours est-il que je peux vous affirmer que le pantalon résiste vraiment bien. Et vous le savez, il s’agit de la pièce la plus fragile car soumise à beaucoup de frottements. Ce n’est pas pour rien que chez les tailleurs en grande mesure, on vous propose souvent d’emblée de réaliser un deuxième pantalon. La veste est moins soumise à ces contraintes. (Heureusement, sinon ça reviendrait cher !). Mon pantalon est quasiment comme neuf ! On peine à distinguer les marques de frottement.
Quant à ceux qui se demandent si l’absence de rembourrage aux épaules ou la matière très fluide ne se remarque pas trop, ne rend pas le costume trop casual et pas assez formel, ma réponse est claire : il n’y a aucun problème à ce niveau là. Le costume peut sans aucun doute être utilisé dans un environnement professionnel très strict. Il a été pensé dans cette optique. Les autres personnes n’y verront que du feu comme on dit.
Il m’arrive de porter un sac à dos avec ce costume. Oui vous savez, les sacs à dos pas très beau type Dell que votre entreprise de consulting vous offre gracieusement parce qu’elle ne sait plus où les entasser.
Un sac dans ce style là
Benoît de BonneGueule m’a demandé si le costume - les épaules en particulier - ne se déformait pas à cause de ce sac. Je ne pouvais répondre car je ne l’avais pas suffisamment porté. C’est chose faite. Je peux affirmer que le sac à dos ne déforme pas le costume (dans ce cas-ci) mais que par contre les frottements ont abîmé prématurément les coutures. Fort de ce constat, je suis moi aussi passé à un sac du type Porte-document.
Le costume est également bien fourni en poches. Ils ont prévu des poches pour les téléphones portables. Par contre, manque de bol elles sont un peu justes si vous avez un iPhone. (et n’importe quel Smartphone d’ailleurs)
Et sinon une fois porté il ressemble à quoi ? Réponse en images.
Vous aurez remarqué que je porte des clarks desert boots original. Oui oui.
A noter que je n’ai fait retoucher que le pantalon. 48€ pour raccourcir la longueur et affiner les jambes. J’étais chez un retoucheur particulier (pas Suitsupply donc).
Quand je vous disais qu’il s’agissait d’une matière très respirante, vous me croyez maintenant ?
Oui on est d’accord, le dos mériterait une petite retouche pour le cintrage.
Une Pocket square peut être ajoutée si vous le souhaitez
J’en profite pour faire un petit commentaire sur les Pocket Square. Vous savez, ce carré de soie que l’on peut ajouter au niveau de la poche poitrine. C’est peu la cerise sur le gâteau. Mais encore faut-il avoir le gâteau. Un peu comme s’il ajoutait un aileron de Ferrari sur une Twingo. Pas grand intérêt. Ceci dit, sur ce costume vous pouvez en porter, cela passe très bien.
Pour terminer, sachez qu’ils ont sorti un modèle similaire en gris anthracite.
De quoi avoir la panoplie idéale. Avec quelques chemises (moins d’une dizaine) et quelques cravates différentes vous aurez pas mal de combinaison possible. A mon sens il s’agit d’une très belle offre proposée par SuitSupply.
2 costumes 5 chemises 3 cravates : soit 30 combinaisons possibles ! Ce qui vous permettra de vous habiller pendant plus d’un mois de manière différente.
En terme de budget :
2*400€ pour les deux costumes
+ 5*60€ pour les chemises (79€ si vous prenez les chemises de la gamme Traveller)
+ 3*40€ pour les cravates
= environ 1100€ ce qui n’est certes pas négligeable mais qui est raisonnable pour des tenues que vous allez porter toute l’année – et pas qu’une !
Enfin sachez que SuitSupply a rajouté une nouveauté dernièrement. Dès lors que vous avez repéré la coupe qu’il vous faut (Havana dans mon cas), il vous est possible de choisir le tissu –parmi une belle sélection - si ceux de collection actuelle ne vous conviendrais pas. Cela se passe ici.Cette fonctionnalité est également disponible pour les chemises.
Conclusion : le meilleur costume de ce style – non doublé et sans padding - que j’ai pu voir et porter à ce prix là (à savoir moins de 400€). Et promis je ne travaille pas chez eux, et je ne suis même pas sponsorisé pour ce test.
Si vous cherchez une cravate pour aller avec votre costume, n'hésitez pas à jeter un coup d’œil à notre offre en propre. On propose des cravates de qualité, made in France et pas trop cher !
Les soldes viennent tout juste de commencer. Le Pitti Uomo 97 également. A cette occasion vous avez peut être découvert la collaboration entre The Sartorialist et Valstar, une marque italienne de pièces d’extérieur que nous apprécions particulièrement.
Après quelques recherches on est tombé sur ce magnifique manteaux en mélange Alpaca de la saison précédente. Ce n’est pas précisé sur le site de Yoox mais il s’agit bien d’un tissu Loro Piana.
Pour rappel, les pièces Valstar sont entièrement fabriqués en Italie et faites à la main. Un point qui tient particulièrement coeur à la marque et à son PDG actuel Matteo Bozalla, comme expliqué dans cette interview pour le site Apetogentleman.
Après plus de 100 ans d'histoire, la production reste entièrement artisanale et 100% made in Italy. Le processus artisanal, grâce à nos artisans experts, est la clé du succès de notre marque. Leurs mains et leurs yeux experts peuvent créer quelque chose de vraiment unique qu'aucune machine automatique ne pourra jamais reproduire!
Valstar incarne la grande tradition et passion italienne avec sa production Made in Italy, une attention maniaque de la qualité, un travail artisanal, une attention jusque dans les moindres détails et la recherche continue de l'excellence. Nous aimons les belles choses bien faites et notre cœur de métier sera toujours axé sur les produits.
La première fois que l’on a vu ce matin, ce fut sur le site de Grégory Lellouche : NoManWalksAlone. - on en avait déjà parlé ici.
Un manteau qu’il porte merveilleusement bien, comme ici lors que Pitti 95.
Image Style Forum
On vous recommande (chaudement) le visionnage de ce reportage sur le légendaire Harris Tweed.
Ce qu’on a retenu en quelques mots :
Il y a 3 entreprises qui gèrent la production et la distribution de Harris Tweed en Ecosse : Harris Tweed Scotland, The Carloway Mill et Harris Tweed Hebrides
70% du Harris Tweed est produit par le Harris Tweed Hebrides - elle rassemble plus de 150 tisserands
The Carloway Mill est la plus petite des 3 entreprises de production de Harris Tweed
Un tisserand produit en moyenne 20 mètres de Tweed par jour
Le tisserand est rémunéré en moyenne 200€ pour 70 M de tissu (environ 15 heures de tissage)
Le Harris Tweed respecte certaines conditions : fabriqué uniquement à partir de laine vierge, teint et filé dans les îles Hébrides extérieur, et doit être tissé à domicile !
Le Tweed est presque aussi technique que le Gore-Tex : les graisses de la laine rend le Tweed déperlant tout en restant relativement respirant
Le Harris Tweed bénéficie d’une appellation protégée depuis 1910
Les tisserands travaillent sur des métiers à tisser à pédales (de la marque HATTERSLEY LOOM par exemple - peut coûter plus de 25000€)
Fabriqué initialement à partir de laines rêches des moutons à tête noir (Scottish Blackface) - le Harris Tweed est à présent principalement fabriqué à partir de la laine des moutons Cheviot (laine plus douce)
Mark Hogarth est le directeur artistique de Harris Tweed Hebrides
Le tisserand le plus respecté des Hébrides : Donald John MacKay (qui a son article dédié dans le Financial Time)
Lieux intéressants mentionnés :
La boutique Harris Tweed Stornoway de Ronnie McKenzie
Stewart Christie & Co Ltd : une des plus ancienne maison de couture d’Edimbourg - veille de plus de 300 ans (!). Il y est possible de se faire confectionner un costume sur-mesure dans les règles de l’art. (i.e avec entoilage intégral)
Exemples d’utilisations dans le Prêt-à-Porter :
Mac A.P.C en Harris Tweed - Image Norse Store
Vous noterez que la parmenture se prolonge au niveau de la poche intérieur - un bon signe sur le soin apporté à la de confection de la pièce
Veste en Harris Tweed Aspesi - Saison AH19P
Photos issues du très bon site Norse Store - que l’on vous conseille au passage
Polo Coat féminin
Surchemise
Bomber en Harris Tweed
Une M43
Sac JW Anderson
Collaboration Union Made Goods (qui a malheureusement fermé depuis) x Crescent Down Works
Même ASOS utilise du Harris Tweed pour certaines de ses pièces
Vous avez déjà probablement lu ou entendu que le Pitti Uomo rassemblait les hommes les plus stylés au monde. Quand on voit le succès des lookbook streetstyle d’un Robert Spangle ou d’un Jamie Ferguson chaque saison, on se dit qu’il doit y avoir une part de vérité. On rappellera d’ailleurs que Scott Schuman est très certainement l’un des pionniers de ce mouvement. Alors certes, oui, il y avait déjà des photographes - Japonnais principalement - qui couvraient le salon en 2005. Mais leur approche était totalement différente et n’avait pas traversé les frontières.
Ci-dessous un exemple avec le compte Instagram dédié au Pitti Uomo du célèbre Grand Magasin Japonais : Beams.
On ressent très nettement cette approche stakhanoviste : prendre beaucoup de photos de looks - de plain pied - et ce même si les conditions photographique ne sont pas optimales. A l’inverse un Scott Schuman à une démarche que l’on qualifierait de plus artistique. Dans le podcast pour Blamo créé par Jeremy Kirkland, il révèle qu’il se refuse souvent à prendre une photo lorsque toutes les conditions ne sont pas réunies pour mettre en valeur son sujet : lumière idéale, état d’esprit de la personne à l’instant T, ect…
Quand on y pense, quoi de mieux qu’une photo studio pour pleinement apprécier (ou au contraire, déprécier) le style d’une personne ? L’on peut y distinguer très nettement les vêtements, leur coupe, les superpositions, voire même leur texture. C’est cette initiative qu’a prise le magazine Esquire en 2016 - des photos qui sont toujours dans l’air du temps, 3 ans après.
Le directeur de la publication du magazine n’est autre que Nick Sullivan, un homme dont on apprécie aussi le style vestimentaire et qui est souvent photographié par Scott Schuman.
Credit photos : REED YOUNG.
Daniele Biagioli
Minoru Hikino - L’un de nos looks préféré : les proportions sont parfaitement respectées
Andreas Weinas
Andrea Luparelli
David Coggins, auteur du livre MEN AND STYLE
Sosuke Kakuta, le fils de Noboru Kakuta
Noboru Kakuta, alias THE MASTER
Per Miver, le fondateur de la très belle boutique suédoise LINNEGATAN N°2
Bruce Pask, directeur des achats HOMME de Bergdorf Goodman
Nick Ashley, le directeur créatif de Private White V.C
Brunello Cucinelli
Josh Peskowitz
Franco Castellani
Todd Barket, fondateur de regretté UNION MADE GOODS
Nick Ragosta, co-fondateur de STOFFA
Vous voulez en voir plus ? La suite sur le magazine Esquire ici.
Bon, on vous a détecté une myopie. Vous voilà obligé d'acheté une paire de lunette.
Ou vous recherchez peut-être juste une paire de lunette de soleil.
Quoi qu'il en soit, vos première recherches sur le net vous amène à penser qu'il faille déterminer votre forme de visage afin de déterminer la forme de lunette adéquate.
Sur le papier ça à l'air séduisant, mais franchement en pratique ça devient vite inapplicable, inutilisable et même grotesque.
Vite, aux oubliettes !
Le plus simple à retenir, c'est comme pour les vêtements, prenez une monture à votre taille. C'est sur ce point que vous devez mettre tous vos efforts et votre concentration. Car oui c'est là que ça se corse. Les opticiens disposent bien souvent de la taille la plus courante. Donc si vous avez un visage fin par exemple, cela risque d'être problématique. Bon après il est vrai que certaines marques proposent des tailles uniques.
Dans tous les cas, Internet est votre ami.
Essayez des modèles en boutique, regardez les tailles - quand c'est indiqué/non caché -. Du type 47-21-145. 47 correspond au diamètre du verre en mm, 21 au à la largeur du pont (sur quoi repose votre nez) et 145 correspond à la longueur des branches.
Le plus important est le 1er chiffre. Ainsi si un modèle vous semble beaucoup trop grand en 47, il est possible que la paire existe en taille 43 !
En règle générale, si l'opticien fait une sélection pour vous c'est plutôt bon signe. Et si cette sélection se base sur l'écart pupillaire avant de vous proposer des modèles, c'est encore mieux.
Pour avoir moi-même testé à paris quelques opticiens à Paris, je vous conseille ceux du réseau e-like car c'est du bon. Et je ne touche rien pour vanter leur mérites ! Bon ok vous allez me dire que le fait de proposer une sélection (de bonnes marques) fait sans doute partie d'une méthode de vente, mais vous éviterez de perdre du temps à essayer des modèles trop grand/trop petit ou non adaptés à votre visage. Vous aurez alors tout le loisir de réfléchir sur la forme et la couleur qui vous va le mieux. Ou du moins qui vous plaît le plus.
Si toutefois vous habitez en province ou vous préférez aller chez les opticiens qui ont pignon sur rue, je vous livre un bon plan. Allez faire un tour chez KRYS. Oui , oui.
Ils proposent des lunettes Oliver Peoples depuis déjà quelques temps. Si vous avez un visage fin comme moi, Oliver Peoples propose pas mal de modèles qui vous iront parfaitement.
Cela dépend des paires, mais par exemple pour le modèle Fairmont:
T45 : visage fin
T47 : visage normal
Oliver People Fairmont
Credit Photo : TheBureauBelfast
Les montures en acétate de cellulose (en plastique quoi) c'est très bien. Mais quid des montures en métal ? Souvent plus décriées, elles font un timide retour. Et ce n'est pas pour nous déplaire.
Quand, on parle de monture en métal, on parle de montures dans ce style :
Credit photo : TheBureauBelfast
Bien choisies, elles ont un charme certain.
Gardez donc l'esprit ouvert !
Crédit photo : Heddels.com
Connaissez-vous Daiki Suzuki ?
Designer né en 1962 au Japon, il est le fondateur de Engineered Garments, une marque basée à New York qui revisite les vêtements de l’héritage américain. Depuis 2006 il est également le designer d'une autre marque américaine bien connue : Woolrich. Enfin, pour plus précis de Woolrich Woolen Mills, une deuxième ligne de Woolrich.*
Pour la petite anecdote, Daiki Suzuki avait postulé chez Beams avant sa sortie d’école. Sans succès.
“Je pense que c'était environ six mois avant l'obtention de mon diplôme. Mon ami m'a dit que nous devrions chercher un emploi à temps partiel dans un magasin de vêtements jusqu'à ce que nous ayons des offres d'entreprises liées à la mode. Alors qu'il commençait à travailler chez BEAMS, j'ai leur ai apporté mon CV pour obtenir le même travail, mais ils ont rejeté ma candidature sur-le-champ. Imaginez à quel point j'étais choqué”
Daiki Suzuki via Nepenthes.co
*on a beau chercher, la différence entre les deux n'est pas claire - sur Internet tout du moins
Le logo de JJJJound
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Qu’est ce que JJJJound ? JJJJound est un studio de création canadien fondé par Justin Saunders en 2008, soit quelque peu avant l’ère des Tumblr. Car oui, avant de se métamorphoser en studio de création, JJJJound est tout d’abord un blog. Un moodboard pour être plus précis.
Tout son concept est là : rassembler des photos au style minimaliste sur une seule page. Sans texte. Aucun mot. Que des images. Ça n’a l’air de rien mais cette configuration est assez rare à l’époque.
Les seuls mots que vous trouverez sont affichés ci-dessous lors du chargement des images :
“The blog posts will have no titles. The photos will be random. No text either. Just great photos. BTW, this is going to be your favorite blog’’
De là est né un certain succès. Son blog attire du monde et attise la curiosité. C’est un journaliste du New York time qui révélera l’identité de Justin Saunders. Dans une interview pour le média américain PSFK, Justin explique que sa principale motivation est la poursuite du beau. Les photos traitent aussi bien d’architecture, que de paysage, de musique ou de mode.
“JJJJ est fondamentalement mon archive de ce qui est cool. La plupart des gens ont leur version de JJJJound dans des dossiers sur leur ordinateur. Concernant mes attentes, j’en ai déjà obtenu bien plus que je ne le pensais. Je veux dire que JJJJ est fait parti de mon travail, la seule différence c’est que je le partage.”
“Il n’y a pas de mystère derrière le site, c’est une archive en ligne de choses qui m’inspirent. Les choses que j’aime et qui m’entoureront tout au long de ma vie. Quant à moi, j’ai 26 ans et je vis actuellement à Montréal. Je suis graphiste indépendant et j’aime le stylisme, oui...Quand j’étais enfant, je jouais avec Légo tous les jours, construisant des villes dans ma chambre pour les détruire et tout recommencer. Si je ne jouais pas aux Legos, je dessinais dans le van pendant que nous parcourions l’Europe. Je fais fondamentalement la même chose en tant qu’adulte et oui, je dessine toujours dans des avions et des trains.”
Justin Saunders c’est lui - un look à l’américaine
JJJJound a réalisé un certain nombre de collaborations avec des marques depuis 2008.
Justin est assez admiratif du travail réalisé par la marque depuis des années, il était donc normal qu’ils collaborent.
3.APC
La collaboration va sortir d’ici quelques mois.
Le teaser APC x JJJJound
Bassi B/01 x JJJJound
Le premier pop-store de la marque a eu lieu à Montréal sous le nom de Centre de Commande. On y retrouvait l’esprit très minimaliste de JJJJound. Un univers assez proche de la marque Braun.
Ils sont disponibles en ligne. On y trouve des tote bags, des bougies, des mugs ou encore du café.
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Patrick Grant dans une usine textile anglaise - Image : Community Clothing
Avez-vous déjà vu du Made in England à prix abordable ? Et dans des matières anglaises ?
Nous non. Mais ces produits existent désormais. Et ils sont vendus sous le label Community Clothing.
Le logo de Community Clothing
On avait déjà parlé de Patrick Grant lors de notre série spéciale sur les meilleures écharpes au monde. Designer anglais né en 1972, il est le directeur créatif et propriétaire de la marque de tailleur bespoke Norton & Sons ayant une boutique sur Savile Row. Il a également acquis et relancé la marque anglaise de prêt-à-porter E. Tautz & Sons en 2009. Une marque qui fabrique principalement…en Angleterre.
Comme souvent depuis maintenant quelques années, Community Clothing s’est construit à la suite d’un crowfunding.
Un kickstarter qui a réuni plus de 1000 contributeurs. Soit presque aussi bien que Asphalte.
L’idée de Patrick Grant est partie d’un constat : les usines de fabrication ont des périodes de creux due à la saisonnalité des produits : une collection Printemps/Été et une collection Automne/Hiver. Pour tourner cette faiblesse en force, Patrick Grant imagine un concept qui puisse “boucher” ces trous en proposant des vêtements simples, hors du temps, bien construit et qui peuvent être proposés toute l’année.
L’objectif est aussi et surtout de pérenniser l’activité textile au Royaume-Uni. D’où le nom de la marque : Community Clothing. Comme le souligne Patrick Grant dans une interview pour le magazine GQ, il est possible de produire en Angleterre à des prix très compétitif avec l’Asie lorsque les montant investis et les volumes produits sont comparables.
“If you started from scratch, and you built a purpose-built factory in the U.K. and invested the same amount of money in it as you would if you invested in a factory in Asia, if you put absolutely the most modern and efficient machinery in there and you trained people to the highest standard and you built it on a scale that was comparable to the scale with the factories that exist in Asia, I think you can manufacture product at almost exactly the same cost as you can in China. ”
En fabricant localement dans de bonnes conditions, en proposant une confection soignée et des belles matières Community Clothing espère fédérer une communauté des gens déçus par les marques actuelles.
“People don’t like what they’re buying. They don’t like the fact that they know their stuff is made in awful conditions. It doesn’t make people feel happy. We’re supposed to feel happy about fashion! ”
Le point clé est résumé ci-dessous par Patrick Grant : proposer une bonne (sous entendu éthique et durable) alternative au consommateur qui soit à prix proche de ce qu’il peut trouver dans la fast fashion.
“Allow people to choose between a good thing and a bad thing. Not a choice between a cheap bad thing and an expensive good thing. That’s the whole point.”
Pari réussi. Car à cela s’ajoute une vente directe au consommateur. Les prix sont donc très compétitifs mais le sourcing matière reste premium et local. Dans un rayon de 25 miles (~40 km). Bien évidemment ce n’est pas toujours possible, mais ils respectent plutôt bien cette contrainte en sourçant des tissus chez Brisbane Moss ou chez British Millerain par exemple.
Le logo de Community Clothing prend tout son sens ici : les marges intermédiaires sont avalées par community clothing à la manière d’un Pac-Man
Pour en savoir plus sur le projet, vous pouvez également écouter le podcast réalisé par les équipes de Moncole, The Entrepreneurs.
Patrick Grant s’est également exprimé dans un Ted Talk sur les conditions dans lesquelles sont produites la majorité des vêtements actuellement. L’idée de base est simple : oui il est possible de produire en Asie des vêtements de qualité équivalente ou même supérieure à celle réalisée en Europe, mais globalement en Europe on est plus vigilants et exigeants sur les conditions éthiques et environnementales de leur production.
Il n’y a finalement pas d’équivalent français à Community Clothing.
On pourrait penser Maison Standard dans le style et le positionnement prix. Mais ces derniers fabriquent majoritairement au Portugal, Maroc, dans les Pays de l’Est et avec des matières qui ne sont généralement pas françaises.
Les tissus coton des blousons proviennent majoritairement de chez British Millerain. Un fournisseur très qualitatif créé en 1880 qui est connu pour ses cotons waxés. C’est eux qui fournissent Barbour par exemple.
Les tissus des pantalons/chinos sont à quant à eux produit par Brisbane Moss. Une autre pointure dans le domaine.
On est franchement séduit par leurs vêtements. A la fois simples, beau, fonctionnels et à un prix très…contenu.
Les clients de Cookson & Clegg - Nigel Cabourn en fait parti, du très bon !
Environ 19 entreprises travaillent avec Community Clothing. L’une d’entre elle est Cookson &Clegg, une entreprise située à Blackburn qui était en difficulté en 2016 malgré son rachat en 2015 par Patrick Grant. C’est dans cette usine que son fabriqués les pantalons et les blouson de Community Clothing. De manière général, Community Clothing essaye autant que possible de réduire la chaîne logistique.
Par exemple pour les t-shirts, Patrick Grant déclare dans le podcast Monocle The Entrepreneurs (voir ci-dessus), que les t-shirt sont réalisés à partir de coton Californien, qui lui même est filé et tricoté en Angleterre, puis coupé cousu à Blackburn.
L’entreprise qui file le coton est English Fine Cottons. Comme le précise Patrick Grant, il s’agit d’une entreprise équipée de machines très récentes. L’entreprise ne nécessite ainsi que quelques opérateurs pour fonctionner. Car oui Community Clothing vise à pérenniser les entreprises et les savoir-faire existants, mais pas dans une vision nostalgique du siècle passé. La réussite du projet passe selon lui par des entreprises qui sont à la pointe et qui investissent massivement dans les dernières avancées technologiques. Ce qui ne signifie pas pour autant que le travail de la main n’est pas valorisé. Bien au contraire, certaines opérations ne peuvent être réalisées correctement par des robots.
Transparence sur toutes les étapes de la fabrication
Blouson Harrington en tissu coton de chez British Millerain
Patalon Chino à 59 livres !
Tissu de chez Brisbane Moss
Bomber déperlant
Sweatshirt unisex assemblé à Blackburn
Jean Selvdge en édition limité - Le tissu provient d’un stock non utilisé
Robe en coton - Tissu de chez Brisbane Moss 59 livres !
Détails, une confection soignée
Robe en coton - Tissu de chez Brisbane Moss 59 livres !
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Le site officiel d’Aspesi continue sa montée progressive en puissance. Il y a toujours moins de pièces proposées en ligne qu’en boutique mais l’offre continue de s’étoffer. Il même à présent possible d’acheter la pré-collection AH19 à partir de maintenant (juin). Chose totalement impossible il y a encore 6 mois en arrière.
On découvre les habituels classiques : parka Lambrettone, surchemises…mais certains de ces modèles iconiques sont revisités. On aime ainsi beaucoup la surchemise légère qui contient du padding thermore. La pièce idéale pour l’automne ou le printemps. Voire même l’hiver sous un manteau. Le tissu extérieur est en coton et présente des rayures subtiles.
Une deuxième surchemise de toute beauté et beaucoup plus épaisse, en laine/mohair/alpaga, complète cette pré-collection.
A noter enfin la présence d’un blouson bleu marine en cuir (agneau il nous semble) doublée en thermore. La capuche est amovible ce qui est assez pratique.
La fameuse parka Lambrettone
Pull technique en mélange de laine/polyamide
33% Mohair 32% Wool 16% Polyamide 15% Acrylic 4% Alpaca
Surchemise en thermore Aspesi
Zoom sur le tissu extérieur
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Glober Snap est un magazine Japonais qui se concentre sur le look des participants du Pitti Uomo, le plus grand salon de la mode masculine qui a lieu deux fois par an à Florence dans la Forteresse de Bosso. Ce magazine est produit par Glober, un magasin basé au Japon qui vend les meilleurs marques de vêtements masculin : Tagliatore, Lardini, Zanone, John Smedley, Cruciani, Herno, Pyrenex, Francobassi, Cisei, Whitehousecox ou encore Felisi une très belle marque de maroquinerie italienne.
Vous ne lisez pas le Japonais ? Nous non plus. Enfin pas encore.
Heureusement pour nous, ces magazines ne comportent que des images. 200 pages d’images inédites que vous n’aurez sans doute pas encore vues sur Instagram. Vous pourrez toujours néanmoins jetez un oeil ici. La plupart (50%) des images présentes dans ce magazine sont diffusées par la suite sur ce compte.
Oh…bonheur, il n’y a pas non plus de publicités ! Alors certes, vous trouverez souvent en photo les fondateurs ou les collaborateurs des marques qu’ils vendent…mais il faut aussi avouer que leurs tenues se prêtent au jeu des photographes. Donc finalement il est plutôt “normal” qu’elles y apparaissent de temps à autre.
Glober Snap 2013 - Un magazine Monsieur au Pitti !
Chemise Mark Mc Nairy
Ci-dessous quelques photos autres de Glober Snap. On y retrouve Franck Gallucci, la famille Lardini, Marco Zambaldo, Nick Wooster, l’un des frères Ricci de Sciamat…
Le magazine est peu distribué en France. Si vous êtes à Paris vous pouvez aller jeter un œil à la librairie Junku. Sinon direction le web. Quelques exemplaires sur le site de Franck Gallucci.
Le must : connaître une personne au Japon qui vous enverra les exemplaires qu’elle a acheté sur Amazon.jp. Nous avons poté pour cette solution.
Si vous voulez absolument un numéro, envoyez-nous un mail…parce que si vous êtes plusieurs, nous trouverons une solution.
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Il y a quelques semaines avait lieu le trunkshow Arpenteur à Paris chez BeauBien ainsi que d’une vente sample sales, les invendus d’anciennes collections.
Quelques pièces nous ont vraiment plu.
La 1ère : une veste de travail jaune réalisée en collaboration avec l’excellent magasin américain CHCM à New York. Vous trouverez quelques photos ci-dessous. Elle est très bien portée par Laurent, l’un des co-fondateurs de la marque.
Ça change du bleu que l’on voit partout. Et le jaune se marie très bien avec le bleu, le vert ou le gris : des couleurs classiques du vestiaire masculin.
La 2ème pièce que l’on aime beaucoup : les t-shirts en maille rachel de la ligne Arpenteur Tricot. Le jersey est réalisé avec un métier un peu particulier, le métier Rachel.
Dans la maille on est distingue deux types de familles : les mailles cueillies et les mailles jetées (qui peuvent être réalisée sur des métiers dit chaîne ou Rachel). Les premières (les plus courantes) sont facilement “détricotables” alors que les secondes ne le sont pas.
La seconde chose à savoir est que les métiers Rachel acceptent des jauges relativement moyennes et grosses, de 3 à 28. Cela signifie que le tricot est assez épais (voir très épais pour une jauge 3). Ce type de jersey finalement est assez difficile à trouver. Ou tout du moins dans le cas de t-shirt. Il a une main particulière qu’on apprécie beaucoup. Et en plus il est fabriqué en France. A 65€ le t-shirt, le prix est très correct pour du made in France.
Ce n’est pas la première fois que le marque collabore avec Paraboot, une pointure française de la chaussure. On a une préférence pour le modèle Malo (disponible en 3 couleurs), une chaussure bateau plus classique que le modèle Dominique.
Réalisées en veau pleine fleur, elles ne devraient pas vous lâcher de sitôt.
Collaboration Arpenteur x Paraboot - modèle Dominique - et t-shirts illustrés
T-shirt en maille Rachel
Un détail assez peu commun : ce pantalon sartorial 2 plis en laine tropical présente une doublure en mesh, comme sur vos maillots de brains préférés
Dessin signé Régric - Arpenteur
Sérigraphie - Dessins signés Régric
Veste jaune - Collaboration entre CHCM et Arpenteur
Les t-shirt en maille rachel que l’on adore
Chassures Paraboot x Arpenteur
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On le disait dans déjà cet article, les multimarques qui font un vrai travail de sélection et d’image ont encore de l’avenir. C’est le cas de Trunkclothiers. Ils ont su dénicher et mettre en valeur chez Armor Lux leurs meilleurs t-shirt à notre sens, ceux de la ligne héritage. Un mélange 70% coton, 30% lin.
Pour porter autre chose que du bleu marine ! Le jaune et le vert ne sont malheureusement plus disponible sur le e-shop de la marque
Ces t-shirts ne sont plus vendus sur Trunkclothiers mais vous pouvez toujours les trouver sur le e-shop d’Armor Lux. Ils sont distribués au prix de 45€.
La provenance du jersey ou encore de la confection n’est pas précisé. A ce prix on imagine qu’elle est faite à l’étranger.
Logo subtile
Vous noterez la poche poitrine
Que dire qui n’a pas encore été écrit sur la marque.
Que le fondateur, Nicolas, ancien avocat a très bien réussi sa reconversion : il connaît son métier
Que la marque habille le designer Peter Saville
Que les costumes sont entièrement entoilés à Naples
Que le style est très 70’s
Que le design d’intérieur est bien soigné
Que la boutique présente un sous-sol
Pour le reste, on a pris quelques images.
Veste en seersucker pour l’été
La marque Tabio a été fondée par Naomasa Ochi en 1968. Elle fabrique toujours ses chaussettes à Osaka au Japon. Son fondateur a commencé à l’âge de 15 ans à travailler sur la production de chaussette et y a dédié toute sa vie.
Aujourd’hui la marque possède plus de 200 magasins à travers le monde et principalement au Japon où elle domine le marché. 30 millions de paires sont produites chaque année.
C’est le fils de Noamasa Ochi, Katsuhiro qui dirige à présent l’entreprise.
Père et fils - Tabio
Tabio est principalement connue au Japon et en Angleterre. Elle possède 2 boutiques en propre à Londres et est distribuée par les meilleurs boutiques. On pense notamment à Trunkclothiers pour le menswear. La marque est arrivée en France en 2014 et compte actuellement 3 boutiques en propre. Elle continue par ailleurs son expansion. En 2017 elle a attaqué le marché américain.
Tabio est connue pour la qualité de ses produits. Ils travaillent beaucoup autour de la résistance et du confort de leurs produits. Sans oublier l’utilisation de belles matières. Pour être honnête on en a jamais essayé sur le long terme. On rapporte uniquement de ce qu’on a lu des compositions, des descriptions produits et des retours clients. A voir sur le terrain si elles tiennent vraiment leurs promesses.
Une chose est sûr, c’est avec eux qu’on a découvert les chaussettes 5 orteils. Elles permettent d’après eux de réduire les frottements et donc d’augmenter le confort, particulièrement sur les longues distances. Un marathon typiquement. Encore une fois on a pas encore essayé, mais cela semble possible oui. Sur le plan théorique en tout cas.
Les paires présentes également d’autres caractéristiques techniques inintéressante et propres au sport : fit 3D, différentiation pied gauche/pied droit ou encore grip de maintient sous la voûte plantaire.
Chaussette Tabio Marathon - 28€
Chaussette Marathon 5 orteil - Anti-dérapantes - 26€
Chaussettes conçues pour le football
Adhérence et maintient amélioré
Dernière possibilité, la personnalisation de votre paire préférée. On doit avouer qu’on est pas particulièrement fan des vêtements brodés avec les initiales de son propriétaire, pourquoi ne pas faire figurer un autre message à la place ?
Personnalisation - Tabio
En ligne, ou sinon pour les parisiens, 3 adresses :
32 Rue Saint-Sulpice
15 Rue Vieille du Temple
16 Rue Jean Bologne
Menswear website