Howlin’ - Le pull Kelly Green “Shaggy Bear”, un indispensable de cet Hiver

Les Kelly Green de chez Howlin’

 
 

Note : Howlin’ ont accepté de nous envoyer le pull que Marcos porte dans cet article. Mathieu porte un cardigan Howlin’ acheté récemment.
Texte : Marcos E.
Photos : Thomas M.


Nous avions déjà écrit sur la marque Belge il y a plus d’un an et souhaitions présenter deux autres pièces de la nouvelle collection. Voici la première, le pull Kelly green baptisé Shaggy Bear.

 
 

notre vert favori : LE « Kelly Green »

MERCI est devenu l’un de nos multimarques préféré à Paris. L’un des rares endroits à proposer des doudounes Crescent Down Works. En s’y rendant avec Mathieu début octobre, nous avions découvert une sélection conséquente de vêtements en maille. Parmi elle, Howlin’.

Quel plaisir de retrouver cette marque sur laquelle nous avions écrit sur Les Indispensables ! Peu distribuée en France, MERCI propose une offre plutôt étoffée. Nous avons ainsi pu voir en vrai la ligne Shaggy Bear, des pulls Shaggy à la laine shetland locale fabriqués en Ecosse. La main de ces pulls est assez incroyable, douce, onctueuse, spongieuse et ne grattant pas.

Outre ce côté Shaggy, nous sommes conquis par le vert Kelly Green – notre nuance favorite de vert – qui est si lumineux !

 
 

Un véritable pull « shaggy »

Voilà quelques années que nous portons des pulls shetland de plusieurs marques et indirectement on peut les comparer entre eux. Ce modèle Shaggy Bear d’Howlin’ coche toutes les cases. La laine est superbement brossée lui conférant ce côté duveteux que nous affectionnons tant. De plus, la longueur du pull est bonne, là où d’autres marques – notamment Jamieson’s – préfèrent un pull (trop) long. Enfin, à notre goût.

Autre sujet de discorde, le col. Ici sa tenue est parfaite. Il serré bien et ne se détend pas au moindre mouvement. Je porte ici un XS, le pull m’enveloppe confortablement tout en flattant ma carrure – mais pas d’effet slim fit !

 
 

Enfin, d’un point de vue plus artistique et esthétique, j’affectionne particulièrement le logo « Shaggy Bear ». Le genre de détail que l’on ne trouve pas chez les marques fabricants !

Impossible également de ne pas penser aux « Shaggy Dog » de J.Press mais avec Howlin’ vous aurez non seulement l’effet shaggy, un coloris incroyable mais aussi un prix plus accessible à 225 €.

 
 

Toutes les caractéristiques du parfait pull shetland sont réunies : des manches marteau, un double brossage pour un effet shaggy garanti, une laine écossaise et surtout un prix doux pour un produit d’exception.

Un indispensable pour cet Hiver.

Où les trouver ? Par exemple ici (pour le pull) et ici (pour le cardigan).

 
 
 

Où trouver des écharpes en Mohair ? Chez Samuel Tweed

Note : nous avons demandé à Samuel Tweed de nous envoyer les 2 écharpes que vous allez découvrir dans cet article.

Texte : Thomas M.
Photos : Thomas M.

 
 

Quelques saisons déjà que le mohair attire notre attention. Nous avons parlé de pulls en mohair - cf. les Seditionaries Jumpers, ces pulls en mohair aux couleurs vives - de cardigans en mohair, de chaussettes en mohair…mais pas encore d’écharpes en mohair.

Il faut dire que l’écharpe en mohair a parfois un côté très féminin avec sa maille très aérée et ses couleurs criardes.

Mais en découvrant les écharpes de Samuel Tweed l’an passé, on a immédiatement été séduit. Les premières qu’on voyait avec des motifs tartans de toute beauté.

Samuel Tweed est depuis les années 1970 un spécialiste du mohair. Leurs collections comprennent différentes gammes de tissus mais aussi des accessoires tel que les écharpes. Initialement intégrée au groupe Whitley Willows, la marque a été reprise en 2007 par le directeur créatif de l'entreprise, John Harrison. L’ensemble de leurs collections sont toujours fabriquées au Royaume-Uni.

Marcos a opté pour le tartan Macleod of Lewis. Exactement le même tartan qu’il possède déjà pour son écharpe Johnston of Elgin.

Spontanément, vous comme moi, on aurait plutôt tendance à choisir un coloris plus foncé. Et pourtant ce mélange jaune rouge noir fait des merveilles. Il s’associe avec presque tout.

 
 

Mathieu porte quant à lui un autre classique : le Black Stewart. Une fois porté le noir est moins présent, la dominante de couleurs est rouge vert.

 
 

Le mohair provient de la toison de la chèvre Angora. Ses fibres font en général entre 25 et 40 microns de finesse.
À titre de comparaison les fibres de cachemire sont beaucoup plus fines, moins de 20 microns. C’est ce qui explique en partie pourquoi certains pulls mohair peuvent gratter lorsqu’il sont portés à même la peau.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas le cas de ces écharpes qui restent très confortables à porter à même la peau. Elles perdent par contre plus facilement leurs fibres qu’une écharpe en cachemire ou en laine classique.

Autre bonne surprise, bien qu’extrêmement légères et aérées, elles sont incroyablement chaudes. Beaucoup plus que la laine. Elles brillent également plus.

Ce ne sont d’ailleurs pas des écharpes 100% mohair. Comme souvent la laine mohair est associée à d’autres laines comme la laine mérinos ou l’alpaga ainsi qu’à du polyamide pour faciliter le tricotage. Ici on a un mélange 64% Mohair 31% Wool 5% Nylon.

À noter enfin que Marcos et Mathieu ont opté pour une taille 28x180cm. On conseille le 24x180cm si vous préférez quelque chose de moins volumineux. Ou 47x180cm si vous êtes très frileux.

Où les trouver ? Directement sur leur site web, ici.

 
 

Sélection de pièces Automne Hiver 2022

 

OUTERWEAR

Filson Mackinaw Wool jacket chez Dantendorfer.

Manteau en laine Arpenteur chez St.Germain Annecy.

Blouson Valstar en Harris Tweed chez Dicks Edinburgh.

Surchemise en Harris Tweed chez Boltey.

Parka en coton ciré - waxé - de chez Manifattura Ceccarelli.

Down Shirt de chez Crescent Down Works.

Une veste 3 poches en laine Fox Brothers, disponible chez The Merchant Fox.

Surchemise en laine Aspesi.

Veste de travail Vetra en mélange laine.

PULLS ET HAUTS

Pull Aran Mc George chez Dantendorfer.

Pull Shetland Howlin’ coloris rouge.

T-shirt manches longues / marinière jaune Le Minor.

Cardigan col camionneur Andersen Andersen.

Pull torsadé William Lockie coloris Kelly Green chez Fransboone Store.

CHAUSSURES

Desert Boots La Botte Gardiane en cuir Suportlo coloris café de la tannerie Degerman.

Chukka Paraboot x Arpenteur.

Spalwart Marathon.

ACCESSOIRES

Écharpes Trunk par Moon.

 

Edesim x Lafayette Saltiel Drapiers

 

Texte : Mathieu R.
Photos : Thomas M.
Note : nous avons demandé à Edesim de nous envoyer la pièce que vous aller découvrir dans cet article

Vous connaissez notre amour pour les pièces d’Edouardo de Simone et sa marque Edesim. Une référence dans le monde tailleur. La veste que vous avez sous les yeux en est encore un bel exemple. L’histoire d’une union entre un fabricant et un marchand drapier bien connu.

Edouardo a, en effet, fait appel à une maison Parisienne connue pour sa très bonne sélection de tissus depuis 1925, j’ai nommé Lafayette Saltiel Drapiers. C’est pour cette raison qu’il nous semblait judicieux d’effectuer le shooting de cette veste au sein des murs de cette institution parisienne.

Direction le 2ème arrondissement de Paris. Nous sommes chaleureusement reçus par Virgil, l’un des maîtres des lieux. Son œil averti reconnaît de suite le tissu Abraham Moon de ma Teba jacket dont nous aurons l’occasion de vous reparler. En quelques secondes, voilà qu’il nous sort l’une des liasses Moon avec le tissu en question.
Le décor est planté, nous avons affaire à un homme qui connait très bien son sujet. Et ce alors que les références sont innombrables, presque infinies, entre les liasses, les tissus mais également tout ce qui compose la partie mercerie.

Mais revenons en à notre sujet principal, à savoir cette veste 3 boutons (fausse 3 boutons si l’on peut dire) faite à Naples. Sans surprise elle est non doublée, munie d’une épaule naturelle, de poches plaquées et de 2 fentes. Exactement le style qui nous plaît, facile à porter.

L’élément majeur de la pièce, à savoir le tissu, est une référence ancienne de Lafayette portant le nom de Quadro Ruggino, tissée en France en 1990 par Paul & Jean Tiberghien.
Virgil nous a d’ailleurs annoncé que son stock est épuisé, ce qui rend la veste encore plus désirable. Le coloris cuivre intégrant de légères touches de bordeaux y sont sans doute pour beaucoup.

La veste est comme à chaque fois confortable et s’intègre facilement dans une tenue neutre à dominante foncé comme ce pantalon gris en Fresco et cette chemise blanche. Bref, encore une fois nous sommes conquis.


On en profite pour remercier Virgil pour son accueil et son temps. Si vous cherchez un tissu ou un article de mercerie, on ne saurait trop vous conseiller d’y faire un saut.

 

Lavenham - Des vestes matelassées faites au Royaume-Uni

 
 

Les vestes matelassées motif losange - diamond quilted jacket - sont un classique du début de l'automne.
Une marque britannique nous vient immédiatement à l’esprit : Lavenham. Fondée en 1969, Levenham - du nom du village où la société fût implantée dans la région de Suffolk en Angleterre - est initialement un fabricant de couvertures de cheval matelassée en nylon.

En 1972 la marque introduit des vestes matelassées puis au fil des ans d’autres catégories de produits, des pantalons en passant par les gilets ou encore les manteaux.

Aujourd'hui, l'entreprise continue de fabriquer un produit typiquement britannique, réputé pour sa qualité et sa durabilité.

La première collaboration de Lavenham a eu lieu avec APC en 1993. De nombreuses autres marques ont suivi tel que Blackhorse Lane Ateliers, COMOLI, Casely Hayford, Edwin, Gloverall, Kenzo, Liberty, Mastermind, Nigel Cabourn, Sunspel, YMC…

Récemment la marque britannique a créé un collection capsule pour le magasin japonais l’Échoppe.

Une partie des photos on été prises à Paris, nous vous les repartageons ci-dessous.

 

Trunk - La marque en propre du magasin multimarques londonien Trunk Clothiers

Trunk⎜Des classiques faciles à porter

 

Note : nous avons demandé à Trunk de nous envoyer la veste et le cardigan que vous allez découvrir dans cet article
Texte : Introduction et zoom sur le cardigan par Marcos E., suite Mathieu R.
Photos : Thomas M.

C’est l’histoire d’un coup de foudre comme il y en a peu. Ma sensibilité pour l’art et les belles choses en sont pour beaucoup. J’ai découvert Trunk Clothiers il y a 5 ans, au détour d’un post Instagram de Jamie Ferguson alias @jkf_man. La direction artistique m’a tout de suite plu, comment les mannequins du site faisaient-ils pour porter des vêtements aussi colorés avec autant d’allure ? L’association des couleurs chaudes dans les tenues proposées m’attiraient. L’eshop, auquel fait écho deux magasins physiques – un à Londres et un à Zurich – regorge de marques établies telles qu’Alden, Barbour, Begg x Co, Valstar mais aussi plus confidentielles comme Salvatore Piccolo, Fedeli ou encore Weber + Weber. C’est simple, à ce panthéon de marques, il manquait celle du shop. Ainsi naquit la marque en propre, Trunk Clothiers.

Dans cette série, nous allons présenter trois pièces phares de la collection Automne/Hiver 2022.

Voici le premier volet.


TRUNK – une naissance en plein mouvement #menswear

Fondé par Mats Klingberg, le magasin Trunk voit le jour en 2010 avec pour but de proposer une sélection pointue de marques japonaises, américaines et européennes quasiment introuvables ailleurs. C’est ainsi que Trunk est un des rares revendeurs de souliers Alden – que nous affectionnons particulièrement par leur confort et style. En effet, si vous cherchez des embauchoirs estampillés Alden – difficilement trouvables en France – vous êtes désormais servis. À cette kyrielle de noms prestigieux s’est ajouté le leur, Trunk Clothiers. La collection Trunk est composée de classiques qui complètent très bien l’offre existante et qui expriment toute l’esthétique de Trunk. La plupart de leurs pièces sont fabriquées en Italie ou au Portugal.

Si l’on revient en arrière, 2010 marque un tournant dans l’univers de la mode masculine. Des barrières stylistiques tombent. C’est l’explosion de l’art Sartorial et des couleurs ayant comme figure de proue l’Italie et son art tailleur séculaire. Le costume est désormais à la portée de tous, moins formel et plus souple. À partir de cette époque, l’audience masculine s’est considérablement élargie et il devenait plus aisé de trouver des informations pointues sur la confection des vêtements grâce aux forums ou aux blogs. Les hommes se mettaient en quête de vêtements de qualité.

Trunk a su cristalliser cet instant pour ouvrir au meilleur moment son shop, un temple dans lequel l’homme moderne pourrait puiser trouver un ensemble de marques incontournables couvrant tout le spectre de l’habillement masculin, des chaussures aux chapeaux en passant par les chemises. Une source d’inspiration aussi pour un public masculin qui a soif de nouveautés.

C’est aussi en ce sens que Trunk Clothiers a marqué son temps. Outre la sélection pointue, le magasin londonien a très vite su proposer une image moderne et contemporaine en s’associant aux meilleurs photographes menswear de son temps tel que Jamie Ferguson. Une vraie nouveauté, car à l’époque seules les marques étaient créatrice de contenus pointus.

Le site Internet de la marque offre donc également un journal dans lequel on feuillette les plus beaux lookbooks de la planète. Si l’eshop propose en majorité des vêtements – point cardinal – il offre également une sélection lifestyle où se mêlent de l’encense japonais Shoyeido Nijo ou des stylos billes Caran d’Arche. Trunk offre non seulement un vestiaire complet mais aussi une vision plus large, un style de vie.

Trunk est définitivement l’un de nos magasins préféré à Londres. Une référence. Vous pensez avoir fait le tour du vêtement masculin ? Vous avez perdu l’excitation de la découverte de beaux vêtements ? Allez-y, on est sûr que vous en reviendrez aussi enthousiasmés que nous à chaque fois qu’on a la chance de pouvoir y passer.

 
 

Le blazer en laine mérinos italien, un essentiel de TRUNK

La marque en propre Trunk s’est développée considérablement ces dernières années en proposants des essentiels mais aussi des pièces que l’on ne retrouve pas facilement ailleurs. C’est le cas de ce blazer en laine mérinos italienne en point Milano. Un point de maille très solide avec une main très agréable, qui ne froisse pas et surtout ne bouloche pas. Cette maille est assez lourde et vous enveloppe confortablement.

Je n’avais jamais porté ce type de maille-blazer. Une parfaite alternative à son cousin le cardigan classique qui est moins habillé et plus casual. Pour cette raison, j’ai décidé d’associer ce blazer mérinos à une tenue hybride au pantalon taille haute avec un polo manches longues. Si la taille est généreuse sur moi – ici un M – il aurait sans doute été plus judicieux d’opter pour un S afin que l’effet blazer soit respecté.

Assurément, porter un blazer maille n’est pas chose aisée, non pas difficile à associer, mais simplement car nous n’y sommes pas habitués. Les Italiens le font depuis des lustres, les Anglais y arrivent, pourquoi pas en France ? Je suis convaincu que cette pièce a toute la place dans un vestiaire masculin.

Quoi qu’il en soit, le blazer mérinos Trunk est une très belle pièce pour passer l’hiver au chaud grâce à la philosophie du layering – cet art d’empiler les couches de vêtements pour palier le froid.

 
 


La veste Aldford en Corduroy de mathieu

Une pièce de la collection Trunk retient mon attention depuis plusieurs semaines, la veste Aldford en Corduroy.

Pourquoi ? Sans doute parce que depuis quelques temps je vois passer ici et là des tenues complètes en Corduroy - notamment sur des sites anglais. Et je dois reconnaître que lorsque c’est bien fait, cela donne de suite envie. On est loin du pantalon en velours un peu vieillot élimé par le temps. La veste Trunk reprend la base classique d’une veste 4 poches plaquées. Personnellement je trouve cela plus élégant qu’une veste de travail ordinaire composé d’une seule poche poitrine. Elle est en 100% coton avec des boutons en corne qui complètent bien l’ensemble.

Mais c’est surtout ce coloris Tan qui me plaît beaucoup. C’est typiquement le genre de couleur automnale que j’aime porter. Même si de prime abord cela ne semble pas évident à associer avec d’autres couleurs vives, je trouve qu’avec le Kelly Green de mon cardigan, mon jean brut Superstitch plus ou moins patiné et ma paire d’Alden en Cordovan bordeaux, l’association est plutôt réussie. Pour l’avoir également porté de manière plus habillée avec un pantalon de flanelle grise, une paire en cuir noir et une chemise blanche je vous assure que ça marche aussi. En somme cette veste est un vrai hybride facile à intégrer dans une tenue.

Un point d’attention à souligner ? J’ai remarqué qu’elle a tendance à marquer après plusieurs ports. Je pense notamment au niveau de la pliure du bras. Mais cela ne me dérange pas outre mesure car je reste persuadé que les vêtements sont faits pour être portés et vivre avec son porteur.

Une très bonne veste mi-saison qui va m’accompagner encore quelques temps avec les températures clémentes du moment.

 
 
 

Surchemise en Harris Tweed par Boltey

 

Note : Boltey ont gentiment accepté de nous envoyer la surchemise que vous allez découvrir dans cet article

Le Harris Tweed

Le tweed est la matière idéale pour l’automne hiver. Pratique, résistante et utilisée à la fois pour des tenues habillées ou décontractées, ses variantes mouchetées et multicolores en font l’un des tissus les plus variés et les plus beaux au monde.

Malgré tout le tweed souffre souvent d’un problème d’image. Il est souvent associé à la campagne et à une génération plus âgée. Pourtant c’est un tissu très moderne et très durable. Le tweed est presque aussi technique que le Gore-Tex : les graisses de la laine rend le tweed déperlant tout en restant relativement respirant. Un de nos préféré dans l’équipe.

Celui choisi par Boltey pour cette surchemise est un Harris Tweed, ce qui signifie que le tissu est tissé à la main sur des métiers à tisser manuels - le même type de machine utilisé depuis des décennies. La plupart du travail se fait avec les pieds grâce à des pédales.

L'avantage de tisser à une vitesse plus lente est que le tweed peut être un peu plus ouvert, un peu plus moelleux.

Le Harris Tweed respecte d’autres conditions : il est fabriqué uniquement à partir de laine vierge, teint et filé dans les îles Hébrides extérieur, et doit être tissé à domicile (!).

Les surchemises BOLTEY

Trouver une surchemise ou une veste 4 poches en tweed n’est pas si facile. Encore moins en Harris Tweed.

On est donc très heureux de vous partager cette découverte. Boltey est une marque Espagnole installée à Madrid. Leurs surchemises sont fabriquées en Espagne.

À l’essayage on se rend instantanément compte qu’il n’ y a pas de fausses notes. Tout est parfaitement proportionné*. La coupe est droite, les 4 poches très utiles et surtout le col est sufisament grand pour ne pas paraître trop petit avec une écharpe volumineuse. Celle de Jean est une 50cm x 200cm en cachemire effet zibeline de chez Maalbi.

Notre seul regret est qu’elle ne soit pas doublée. Surtout au niveau des manches et des épaules. Le Harris Tweed est un tissu rugueux et n’est pas forcément facile à enfiler sur un pull Shaggy Dog par exemple. Mais hormis ce détail, on les recommande chaudement.

On vous conseille d’ailleurs de jeter un oeil à leur site. De nombreux autres coloris sont proposés. Il y a par exemple un magnifique chevrons gris bleu qui est encore plus facile à porter que le modèle que Jean a choisi.

Ces surchemises se porteront très facilement dans une tenue casual avec un pull col rond et un jean ou des tenues plus habillées avec pantalon en laine et chemise.

*pour information, Jean a pris une taille 50. Il fait habituellement du M, on conseillerait donc de prendre une taille au-dessus.

 

Fermo Fossati 1871 - L'un des derniers rois des tissus de cravate

 

Aujourd'hui, la cravate grenadine est peut-être le type de cravate la plus populaire. Tout le monde ou presque aime une cravate grenadine.
Si elle a gagné en popularité, c’est sans doute liée à son armure - la façon dont les fils sont entrecroisés. Il s’agit d’un tissage ouvert qui comprends en général deux fils chaîne torsadés croisés avec un fil de trame pour créer un tissu solide mais respirant. Sa polyvalence et son élégance discrète en font un choix parfait pour toutes les occasions.

Les deux types les plus courants de cravate grenadine sont la Garza Grossa et la Garza Fina . Soit littéralement la "grosse gaze" et la "fine gaze".

Il y a beaucoup de spéculations sur l'histoire de la cravate grenadine en particulier concernant son héritage anglais. Les métiers à tisser à navette utilisés pour produire des tissus grenadine sont généralement des métiers Jacquard, bien qu'ils soient considérés comme des descendants de la machine à gaze anglaise. C’est sans doute pour cette raison que la grenadine est souvent décrite en italien " Garza a giro inglese" ce qui signifie "gaze tissée anglaise".

Quid de ses liens avec Grenade en Espagne ? Si son tissage ouvert et respirant est idéal pour des climats chauds, nous n’avons pas réussi à trouver d’information fiable à ce sujet. Et ce d’autant plus que les premières traces de ce type de tissage trouveraient leur racines en France au 18ème siècle.

Ce qui est sûr, c’est que les deux fabricants de grenadine les plus renommées actuellement sont situés à Côme en Italie : il s’agit de Fermo Fossati et Seteria Bianchi. Bianchi a par exemple produit les tissus des vestes Brioni portées par Daniel Craig dans le film James Bond Casino Royale.

Fermo Fossati 1871, est l’une des plus anciennes usine italienne de production de tissus. Elle est spécialisée dans la création de tissus de cravates mais réalise aussi des accessoires tel que des écharpes, foulards et autres pochettes.

Le propriétaire, Otto Mantero, est connu comme un poids lourd non seulement dans le monde des tissus de soie, mais aussi dans l'industrie de la mode masculine.

Il est également derrière Carlo Riva qui produit des tissus très luxueux pour chemises.

Métier Jacquard
Image Fermo Fossati 1871

Les métiers à tisser de Fermo Fossati
mage Fermo Fossati 1871

Un compte fil tient lieu de logo pour l’entreprise
Image Fermo Fossati 1871

Fermo Fossati travaille avec les plus grande marques - ici avec B.R.Shop, un magasin Japonais

Les équipes derrières Biggi Milano, Drake’s et Fermo Fossati
Image Fermo Fossati 1871

Rural Kind - Des sacs en toile de coton ciré

 

Où trouver des sacs en toile de coton ciré ?

On vous conseillerait de regarder ce que font Mike et Nia dans un petit atelier du pays de Galles. Ce sont les concepteurs de Rural Kind, un fabricant de produits de transport simples, fonctionnels et durables.

Leur toile de coton épaisse de 18 oz avec une finition cirée, provient d'une usine en Écosse qui produit des tissus de coton cirés depuis 150 ans. Elle est non seulement solide et résistante aux intempéries mais elle développe également une patine unique au fil du temps et des éraflures.

Quant au cuir il provient d’une petite tannerie centenaire cachée dans le Devon qui n’utilise que des peaux locales.

La suite en images.

 

Où trouver une veste de pompier - Fireman Coat ?

 
 

D’après un article de Fireengineering.com, la combinaison de pompier aurait été inventée pour la première fois par Zachary Hansen dans les années 1600.
Les premières combinaisons de pompier étaient en cuir, doublées en feutre ou en laine.

Ce n’est que plus tard, au milieu du 17ème siècle, que le cuir sera remplacé par des toiles et des protections en caoutchouc. Les matières ne cesseront dès lors d’être améliorées.
Aussi au cours de l'année 1930, une combinaison aluminisée a été pour la première fois testée.

Mais lorsque nous parlons de la veste de pompier dans cet article, nous faisons surtout référence à celle créée et utilisée par les américains depuis les années 50. Son design caractéristique est facilement identifiable : elle présente des crochets en aluminium sur le devant, un col en velours, deux poches plaquées sur le bas, et est montée dans une toile de coton ciré dans sa version urbaine.

FAY

Première marque qui nous vient en tête, FAY. Elle naît au début des années 1980 aux États-Unis, lorsque, en vacances, les Italiens Diego et Andrea Della Valle découvrent les vestes portées par les pompiers locaux de l'État du Maine.

Conscients du potentiel, ils ont repris la marque Fay, spécialiste des vêtements techniques pour pêcheurs et pompiers, et l'ont amené en Italie avec une idée très claire : adapter les vêtements de travail à l'environnement urbain.

La veste de pompier de Fay est rapidement devenue culte, connue sous le nom "Fay 4 Ganci".

LES MARQUES WORKWEAR

Autres possibilités chez les marques spécialistes du workwear. Par exemple, cette saison, The Real McCoy's propose une veste de pompier noire créé sur la base d’un manteau de pompier datant des années 1950.

Autre exemple ici avec veste Orgueil en coton ciré munie d’une doublure en mélange d'angora et de laine.

EN FRIPERIE / SECONDE MAIN

Dernière possibilité, regardez du côté des friperies et sites de seconde main.
Ci-dessous une veste de pompier Schott à 4 crochets proposée par Clochard92.

 

Où trouver une surchemise en laine coloris Navy ?

 
 

Ci-dessous 5 propositions :

1. Aspesi : Veste chemise Azoto en laine bouillie

2. Le Minor : Surchemise CPO Marine - 100% laine bouillie

3. Closed : Surchemise mélange 68 % laine vierge, 28 % polyamide, 4 % élasthanne

4. Woolrich : Surchemise matelassée Alaskan en laine Melton recyclée

5. Sealup : Veste chemise réversible Ercol Homme



 

Prince de Galles - Rayure verte

 
 

Le Prince de Galles (Glen Plaid) est un incontournable de l'hiver qui mérite toute sa place dans une garde-robe. Son nom est dérivé de Glen Urquhart en Écosse, où la comtesse de Seafield a fait développer ce dessin pour équiper ses gardes-chasse au début du 19e siècle, le tartan étant alors réservé à quelques familles écossaises, les clans.

Le motif est devenu vraiment populaire quand Édouard VIII, alors prince de Galles, a visité le domaine de Seafield pour chasser et s’est épris de ce tissu. Il s’est par la suite fait créer un motif marron et crème - c’est de là que le Glen Plaid tire son autre nom, le Prince de Galles (Prince of Wales check en anglais) même s’il est originellement écossais et non gallois.

Alors que les carreaux Prince de Galles sont généralement devenus plus petits et plus fins au fil du temps, le terme Glen Plaid a aujourd'hui tendance à désigner des motifs plus grands, conformément au motif écossais d'origine.

Ces dernières années, un motif que l’on pouvait notamment trouver chez le tisserand anglais Abraham Moon, était devenu particulièrement populaire. Un Prince de Galles marron à rayures bordeaux.

Imperméable réversible de chez l'Impermeabile

Mais pour cet automne un autre motif Prince de Galle retient notre attention. Cette fois-ci la rayure n’est plus bordeaux mais verte.

Trois exemples ci-dessous :

  • L’un dans un tissu laine et cachemire anglais de 400 g/m² pour un blazer de chez Berg & Berg

  • Le second est un tweed 100% laine utilisé pour un blazer de chez Drakes

  • Dernier exemple chez Boglioli : un tissu 95 % laine, 5 % cachemire

Qu’en pensez-vous ?

 

Visite de l'usine Ring Jacket par les équipes de The Armoury

 

Quand on pense Tailoring, Costumes, Vestes, Blazer…pièces à manches de manière générale, un pays nous vient immédiatement en tête : l’Italie.

Et pour cause, ce qu’on peut considérer parmi les meilleurs costumes du monde y sont fabriqués. C’est aucun doute le pays avec le tissu industriel le plus dense en qui concerne la production de costumes.

On pense notamment à Caruso dont on avait déjà parlé ici.

Pour autant il existe de très belles manufactures ailleurs dans le monde. C’est le cas de Ring Jacket qui possède sa propre usine de confection.

Ring Jacket a été fondé en 1954 et s'est longtemps spécialisée dans la confection de vêtements de style Ivy pour de nombreux créateurs et magasins tel que Beams. Ce n’est que récemment que Ring Jacket se concentre sur le développement de sa marque en propre. Elle possède quelques magasins au Japon et de multiples revendeurs à travers le monde dont Beige Habilleur à Paris.

Le directeur de l'usine, Mr Murakami a notamment travaillé pour Kiton et Attolini avant de revenir au Japon.

The Armoury, distributeur de Ring Jacket, ont filmé leur visite d’usine. On a trouvé particulièrement intéressant de voir quelques-unes des étapes du repassage d'une veste, une étape essentielle pour donner à la veste tout son volume.

On a également été agréablement surpris de voir que tous les tissus sont soigneusement décati - chauffés à la vapeur- avant la coupe, pour être sûr qu’il les ne bougent plus par la suite.

Mais Ring Jacket n’est pas le seul fabricant de costume japonais. Comme expliqué sur le blog de Tatsuya Nakamura, directeur créatif de Beams, hormis Ring Jacket on peut également citer Five One Factory. Ainsi que d’autres noms dont la plupart ont fermé depuis lors.

Un magazine inventorie d’ailleurs tous ces faiseurs. C’est le magazine japonais Dorso, lancé au début au des années 2000 et dédié aux vêtements habillés. Dorso n'a malheureusement été publié que pendant quelques années et il est assez difficile d’en trouver sur le marché de l’occasion.

Un numéro spécial de 2004 se focalise sur les costumes de marques non seulement italiennes mais aussi américaines, britanniques, françaises et japonaises.

Un travail de fourmi pour faire venir des costumes de cinq pays différents et de tous les prendre en photos.

 

Seconde Main - Un Cuir Joe McCoy

 

Texte et photos : Mathieu R.

La Rubrique “Seconde Main”

Avec l’équipe, nous voulions créer une nouvelle rubrique référençant nos différentes pièces de seconde main ainsi que leur histoire. Et puis en tant qu’amoureux du vêtement masculin il y a toujours une certaine compétition, bien que très saine, à celui qui trouvera la pièce la plus intéressante.

Pour ce premier opus, laissez-moi vous comptez l’histoire de mon cuir Joe McCoy.

Vous connaissez cette effervescence qui vous traverse, si comme nous, vous êtes un adepte des sites de revente comme Ebay, Etsy, Vinted ou autres friperies lorsque vous tombez nez à nez avec une pièce qui vous procure de l’émotion. Et ceci arrive souvent lorsque vous ne cherchez rien de particulier.

Ce fut le cas du blouson que vous avez sous les yeux. C’est au détour d’une friperie Parisienne, après avoir jeté un œil sur les différents portants que je tombe sur les cuirs.

Bien entendu et comme souvent, beaucoup de pièces sans grand intérêt. Mais à l’œil je repère quelque chose qui brille plus que toutes les autres pièces. Je décide de l’extraire et je suis saisi par le poids de la veste. Elle est lourde, très lourde. Je me dis de suite que c’est un signe de qualité.

Puis vient l’inspection :

  • Étiquette : Joe McCoy (Whaouuuu mais calme toi) avec l’inscription “Styled and Tailored in Chicago, Ill”

  • Type de cuir : HorseHide bicolore, peau de cheval comme le celèbre Cordovan de mes Alden

  • Zip: Talon. Pour rappel la Talon Zipper Company a été la première manufacture de zip au monde lors de sa création en 1893 à Chicago (USA), sous le nom de Universal Fastener Company

Ni une ni deux, je l’enfile, et bien entendu, elle me va. Je ne peux donc passer à côté. Une fois de retour à la maison je poursuis mon inspection.

Dans mon esprit Joe McCoy est la marque de blousons en cuir appartenant à The Real McCoy’s qui produit des vêtements d’inspiration militaire/workwear/sportswear . C’est donc gage de grande qualité. Je me dis immédiatement que le blouson a dû être produit aux États Unis ou au Japon dans le “pire des cas”. D’autant plus que je retrouve une étiquette de la marque Sugar Cane d’une Hawaiian Original Sun Surf dans la poche avant. Bref elle provient sans aucun doute d’un amoureux de belles pièces.

Mais une étiquette dans la doublure va remettre en cause mes certitudes. Il est indiqué “Made In New Zealand”. Ah bon...

Ni une ni deux, je me lance à la recherche d’informations. Je retrouve facilement un modèle équivalent sur le site officiel de la marque sous le nom : 30S SPORTS JACKET / COOPER. Ceci me permet également d’en apprendre davantage sur l’histoire de ce type de blousons.

Avant les blousons de moto, les blousons en cuir à double boutonnage étaient communément appelés "aviator style" en raison des caractéristiques similaires que les blousons d'aviation partageaient avec eux. La peau de cheval ou de chèvre était le plus souvent utilisée. Certains cuirs présentaient une superposition de différentes peaux, ce qui était fréquemment le cas des vestes en cuir fabriquées sur la côte ouest des États-Unis.

J’en connais un plus sur ce blouson, la fabrication des blousons en cuirs Joe McCoy actuellement vendus est faite au Japon et non en Nouvelle Zélande. Je continue.

C’est finalement sur des forums (StyleForum et FedoraLounge) que j’ai trouvé la réponse la plus plausible.

Pour rappel, la marque Real McCoy a été fondée au Japon au début des années 90 par Hiroshi Okamoto. À ses débuts, la marque offrait un service de vente par correspondance de répliques haut de gamme de blousons en cuir A2. Pendant une période, elle a été en partenariat avec Harley Davidson et a produit des blousons de moto. La société a connu de graves difficultés financières, l'acquisition par Okamoto, d'un bombardier B-17 privé aurait contribué à l'effondrement des résultats de l'entreprise. Selon certaines sources, l’entreprise Real McCoy se serait acoquiné avec les yakuzas pour régler ses dettes. Ce qui est plus largement reconnu, c'est que Tsujimoto - importateur et distributeur de longue date d'Americana au Japon (sous sa société NYLON) a sorti Real McCoy de la faillite en 2001.

Il s'en est suivi un remaniement au sein du partenariat Real McCoy, plusieurs personnes impliquées se séparant pour créer leurs propres marques. Okamoto a créé Toys McCoy. Atsushi Yasui, qui avait dirigé la sous-marque Joe McCoy (créée en 1997) alors qu'il était chez RMC, est parti pour créer Freewheelers. Masahide Ishizuka dirigeait l'usine de production néo-zélandaise où étaient fabriqués la plupart des bombardiers B3 et B6 Real McCoy. Après leur séparation, cette usine est devenue une marque à part entière, appelée Real McCoy's New Zealand dans le pays et The Few au Japon (en raison des accords de licence).

RMCNZ/The Few a fermé ses portes en 2015.

Voici donc l’histoire de cette veste. Elle provient de l’usine Real McCoy Nouvelle Zélande qui a malheureusement fermé définitivement ses portes. De l’avis de tous, la qualité n’a rien à envié aux productions Japonaises, et pour avoir désormais cette pièce dans mon placard, je vous le confirme. Bref je suis très content de posséder cette pièce emblématique venant d’un fabricant, malheureusement disparu.

Si vous souhaitez vous procurer ce type de pièces aujourd'hui, je vous conseille de regarder du côté de chez Fransboone, Standard & Strange, The Armoury, Lost & Found, Clutch ou encore directement sur le site de la marque The Real McCoy’s.

Attention, le prix pique.

Zip Talon

Sugar Cane

 

Comment porter un cardigan ? Le cardigan « Stewart » en laine camel de Malloch’s

 
 

Note : Malloch’s ont gentiment accepté de nous envoyer le cardigan que vous allez découvrir dans cet article

Texte : Marcos E.
Photos : Thomas M.

Il est une question épineuse que je me pose chaque hiver, comment porter un cardigan sans avoir l’air coincé ? Si porter une chemise sous cette pièce est une invitation tentante, tomber dans l’écueil de la facilité est à tempérer selon moi. Tempérer et non proscrire, car une chemise OCBD ferait bien l’affaire, mais le but de mon billet est de montrer une autre façon de s’approprier le cardigan.

L’axiome du cardigan stylé

Nous avons déjà parlé de Malloch’s l’an dernier, article à relire ici, mais aussi plus récemment et nous adorons cette laine 2 fils à la main moelleuse et douce.

Lorsque Chris, le fondateur, nous a parlé de ses cardigans, nous avons sauté sur l’occasion pour écrire cet article. Si la qualité des produits Malloch’s n’est plus à démontrer, le cardigan, lui, est une pièce indomptable du vestiaire masculin. Tantôt vieillot, tantôt premier de la classe, certains disent qu’il serait démodé…

Vous conviendrez, cher lecteur, que je ne partage pas ses avis. Et pour cause, après avoir longtemps hésité à me débarrasser de tous mes cardigans dans mon dressing, voilà que je me retrouve à les apprécier à nouveau. Col châle, col plongeant, le cardigan se décline en plusieurs couleurs, styles et matières.

J’ai voulu m’attaquer à un double monument du vestiaire masculin : le cardigan en tant que tel mais aussi à la couleur « camel », cette nuance de beige trop peu mise en valeur et à la fois indémodable. 

Le cardigan Malloch’s ou notre indispensable de l’hiver

Lorsque l’hiver approche, l’envie de s’envelopper dans des vêtements doux et confortables devient ma priorité. Je retrouve ces deux axes dans le cardigan Malloch’s, la main est moelleuse et généreuse. Si la laine 2 fils provient du filateur Z. Hinchliffe dans le Yorkshire, le cardigan est tissé en Ecosse, terre de la laine par excellence.

Il est extrêmement agréable à même la peau. Pour cette raison, j’ai décidé de porter le cardigan sur un simple t-shirt, avec un jeans brut et mes Paraboot.

Pour ajouter du panache à votre tenue, optez pour un t-shirt « parlant », vous évoquant un moment de votre vie ou une histoire à raconter. Cet été, j’ai assisté au concert des Rolling Stones à l’hippodrome de Longchamp, un show historique incroyable duquel j’ai pu rapporter un petit souvenir, le t-shirt de concert que je porte sous le cardigan. Qui a dit porter un cardigan était ennuyeux ?

La couleur du cardigan, autre point cardinal. Si la facilité aurait été d’opter pour une couleur sombre – tel que le bleu marine – je préfère injecter un peu de lumière dans ma tenue. Malloch’s propose ce joli camel aux boutons en nacre de la même couleur. Il ne faut pas avoir peur de cette couleur, qui s’associe avec absolument toutes les autres nuances. J’aime beaucoup la vertu calmante du camel qui puise sa douceur dans les tons terre.

Le plaisir du cardigan retrouvé

Cette tenue, je la porte régulièrement et toujours avec autant de plaisir. J’aime bien endosser une veste de travail ou une veste Teba par-dessus, la difficulté réside moins dans l’association des couleurs que celles des pièces en elles-mêmes. Mais lorsque vous avez un doute, optez pour un t-shirt et le tour est joué.

Malloch’s propose ce cardigan « Stewart » sur leur site internet pour moins de 290 €, un réel investissement qui dure dans le temps et à travers les modes. (ici)

 

Shonichi Chi Alarsuka - Store Manager chez Ships

 

SHIPS est un magasin multimarques japonais incontournable dont la création remonte à 1975, un an avant que son rival BEAMS n'ouvre ses portes. S’il est moins connu BEAMS à l'échelle internationale - grâce à ses collections de vêtements bien distribuées et à ses nombreuses collaborations - SHIPS n'est pas en reste : le magasin mêle de nombreuses marques internationales avec des exclusivités, des marques japonais nationales ou encore ses propres créations internes.

SHIPS dispose également d’un e-commerce et tiens à jour un journal. C’est là que nous avons découvert la présentation du look de Shinichi Alatsuka, le responsable du magasin Ships à Shinjuku.

Il explique :

"Les costumes gris unis et les cravates en tricot noir sont mes articles de base. La tradition serait de les associer à une chemise blanche unie, mais j'ose porter une chemise bleu clair. […] Beaucoup de costumes actuels sont déstructurés, sans épaulettes […] Le nœud de la cravate en tricot est compact. La cravate étroite me rappelle celle que j'ai vu dans le film "Reservoir Dogs" […]"

Remarquez aussi la longueur du pantalon. Elle tranche légèrement avec la tendance actuelle où le pantalon effleure à peine la chaussure. Ici elle englobe relativement bien les Alden avec le revers de 4-5cm.

  • Costume : VALDITARO pour SHIPS

  • Chemise : ERRICO FORMICOLA - le faiseur napolitain des chemises Butticé

  • Cravate : ASCOT - un des meilleures fabricants de cravates en maille - notez aussi le bout pointu moins facile à trouver, non carré

  • Ceinture : KIKA NY

  • Chaussures : ALDEN

Ships
 

Laine d’Agneau vs Laine Mérinos

 
 

Qu’est que le lambswool ?

S’il y a une race de mouton que vous connaissez sans doute, c’est le Mérinos. Il est souvent mis en valeur par les marques ou par The Woolmark Company pour une bonne raison : sa laine est très douce.

De ce fait, les autres types de laine peuvent a priori sembler moins attrayantes. Et pourtant elles n’en sont pas moins intéressantes. Prenons la laine d’agneau, lambswool en anglais.

Les agneaux sont considérés comme des moutons de moins de 12 mois. La laine d'agneau est donc de la laine qui a été tondue dans leur première année. Étant donné que les agneaux ont une toison plus douce que les moutons adultes, la laine d'agneau est également plus douce que la laine obtenue à partir de moutons adultes de la même race.
La plupart des jeunes moutons sont tondus pour la première fois lorsqu'ils ont environ sept mois. Cette première tonte donne de la laine d'agneau.

Cependant bien que la laine d'un agneau soit plus douce que la laine d'un mouton adulte, il n'y a pas de niveau de finesse type pour la laine d'agneau. En effet, la laine d’agneau peut provenir de différents types de moutons (tels que les moutons Mérinos, les moutons de Corriedale, les moutons Blue Faced Leicesters, les Mérinos de Rambouillet…jusqu’à plus de 1 000 races de moutons différents. Ils ont tous des laines différentes.

La différence avec la laine Mérinos

Les moutons Mérinos ont une toison très fine et douce. La laine Mérinos fait en moyenne 21,5 microns, elle est très douce au toucher. Dans certains cas, la finesse peut même descendre à 15 microns, cette laine mérinos est alors aussi douce que le cachemire.

Vous vous demandez sans doute quelle est la meilleur laine, entre celle d'agneau et la laine Mérinos ?

Comme expliqué ci-dessus, la laine d'agneau peut provenir de différentes races de moutons. Il existe donc des laines d’agneau provenant de moutons Mérinos, c’est du Mérino Lambswool.

Sa douceur peut donc beaucoup varier. Elle est souvent classée comme ultrafine ou superfine, mais cela n’indique pas précisément la finesse et avec avec autant d'espèces d'agneau différentes, il peut y avoir beaucoup d’écart d’une laine à l’autre.

Sur le terrain, on remarque que la différence est n’est pas si flagrante entre les pulls fins (jauge 18 ou plus) en laine Mérinos des marques premiers prix et ceux de marques plus haut-de-gamme.

Permanent Style avait d’ailleurs écrit un article à ce sujet. Il comparait un pull en laine Mérinos d'Uniqlo et un de chez John Smedley, le spécialiste anglais en la matière. Il en ressortait qu’une grande partie de la différence de prix ne résidait pas dans le produit lui-même.

Par contre pour le lambswool, la différence est à notre avis nettement plus flagrante. On prend les paris que verrez et sentirez immédiatement la différence entre un pull lambwswool haut de gamme et ceux premier prix de chez Uniqlo.

C’est finalement ce que nous démontre la marque Malloch’s au travers de ses collections. Ils utilisent essentiellement la laine d’agneau du filateur anglais de renommée mondiale, Z.Hinchliffe.

Que ce soit en 2 fils pour les cardigans et polo, en 4 fils pour les pulls à col rond ou en 6 fils pour les pulls à col roulé, nous avons systématiquement été emballés par leurs mailles. Elles sont excessivement douces, chaudes et moelleuses.

Le Dean Crew Neck Jumper (ici) que Jean porte ci-dessous utilise justement une laine d'agneau 4 fils. Son coloris Racing Green est facile a associer, que ce soit avec des jeans, des chinos ou des pantalons flanelle. On l’adore.

 

Timex x Nigel Cabourn

 

Fort de plusieurs collaborations (5 au total), le célèbre designer britannique retrouve la célèbre marque de montres américaine. Décidemment tout le monde est célèbre dans cette histoire. Quoiqu’il en soit, ce partenariat tourne, une fois de plus autour d’un thème qui est cher aux deux entités (je prends en compte la marque Nigel Cabourn ici) qu’est l'environnement militaire. 

Ce dernier opus est un hommage à la deuxième guerre mondiale. Portant le nom de Desert Watch, c’est une fois de plus le célèbre modèle MK1, en 36mm, qui a été retenu. Pour rappel, ce modèle a été créé en 1982 à destination de la marine américaine. Cette nouvelle itération se pare d’une lunette blanche avec des touches de vert ainsi qu’une trotteuse rouge et le logo en forme de flèche distinctif de la marque de Nigel. Elle est livrée avec deux bracelets de type NATO, l’un en coton Ventile, qui permet de résister aux pires conditions climatiques et l’un en tissu rayé double épaisseur reprenant les mêmes coloris que le cadran. Le tout est livré dans un étui, lui aussi en Ventile qui vous permettra d’emmener la montre dans toutes vos escapades. 

Enfin, elle reprend les caractéristiques classiques des montres Timex, c’est à dire un mouvement à quartz avec un verre en cristal minéral, le tout résistant à 30 mètres de profondeur. 

Sortie le 14 octobre, au prix de 220€, elle est disponible sur le site de Nigel Cabourn. 

 

Le monde du silence des agneaux, Shetland

 
 

Note : Bosie ont gentiment accepté de nous envoyer le bonnet que vous allez découvrir dans cet article

Texte : Romain @Lastrolab
Photos : Thomas M.


Avec ma condition capillaire, les bonnets (et couvre-chefs en général) ne sont pas qu’une simple coquetterie mais une nécessité pour affronter les éléments. Aussi étais-je ravi d’essayer ce bonnet en laine Shetland par Bosie.

Vous l’aurez constaté, ce bonnet est loin d’être d’une couleur anodine puisqu’il est rouge… A mon sens, deux écueils sont à éviter quand on porte un bonnet rouge.

Le premier piège est la tentation d’assortir la couleur de ses chaussettes (n’en déplaise aux cardinaux qui nous lisent). Bien évidemment, chacun fait ce qui lui plaît (chœurs : « plaît, plaît »), et je n’irai pas jusqu’à qualifier l’accord de mauvais goût. Il a même pu m’arriver d’y céder. Mais la figure de style me semble un peu attendue, d’autant plus quand la couleur est vive.

Le second écueil, bien plus difficile à éviter, est l’association avec un célèbre explorateur océanographique (un certain commandant). En toute honnêteté, je vois mal comment échapper à une ou deux remarques par jour. Vous pourrez toujours limiter la casse en évitant les vêtements à connotation trop marine (exit les cabans, les pulls bretons…) ou exploratrice (rangez aussi les doudounes à capuche fourrée et les parkas en gore-tex), mais le risque zéro n’existera jamais.

De mon côté, j’ai choisi de jouer la sécurité en portant un hoodie d’université américaine (acheté sur le campus svp) et une parka fishtail m65 (achetée sur Vinted, c’est moins impressionnant), dont la capuche est restée au placard.

Comme tous les pulls de Bosie, et comme tout Shetland qui se respecte, le bonnet est en laine filée et tricotée en Ecosse. La laine, rendue délicieusement shaggy après deux brossages, est douce et chaude. La construction « fully fashioned » ne présente aucune couture puisque la maille est entièrement tricotée, avec une côte plus large sur le revers du bonnet.

A 35 livres sterling, il faudra se lever tôt pour trouver mieux ailleurs. Et qui se lève tôt, SE COUSTEAU ! *lâche le micro*